Les projecteurs à images alternées arrivent en France au début des années 1930 par l'exploitation de la licence espagnole du NIC permettant la construction du NIC français suivi peu après par leNIC 2 , "Le Cinéma des Enfants". Ensuite fin 1936 et début 1937 sur les principes de deux brevets de Mario Sassoli apparaissent d'une part le petit EGDA en bakélite et d'autre part un modèle démontable en carton inspiré de la technologie du Nic, le Ciné Mickey. En 1950, le Ciné Egda dont la production avait été reprise par la société Sélic voit apparaître son successeur, le Ciné Sélic MM , puis le Ciné Selic 3 et un version lourde métallique le Midi Ciné en 1953. En parallèle et dans les années 1950, le NIC 2 se décline en une version NIC télévision. En complément et en allusion au Nic le Cinéma des enfants, je terminerai ce panorama des appareils français par le Cine Enfant, amusant jouet permettant de visionner des images animées.
Le principe d'animation est simple mais astucieux : le film comporte deux séries superposées d'images
et, pendant que le film avance, le projecteur affiche alternativement
une image de chacune des séries, créant ainsi une illusion de mouvement
dans des séquences enchaînées.
+
=
image du haut
image du bas
résultat
Le
résultat était satisfaisant , les histoires étaient bien construites
pour exploiter au mieux les images alternées et le mouvement de
défilement lent du film.
Emploi
Le mode d'emploi du Sélic 3 instruit sur la démarche commerciale et la façon dont le produit était proposé au public :
Ciné "Sélic"
Le Ciné "SELIC" Breveté permet à chaque enfant de donner chez lui de belles représentations cinématographiques à peu de frais.
En effet, il projette des films de 25 cm. de long qui donnent des
projections d'une durée de 5 minutes. Une durée de projection semblable
ne peut être obtenue avec un autre Cinéma que le "SELIC" qu'avec des films ayant 40 mètres de long et dont le prix équivaut à celui de 20 films "SELIC" environ.
Les films, très variés, montrent des aventures gaies, des contes de
fée, des films instructifs et de nombreuses projections toujours
intéressantes.
Ils peuvent être projetés sans le secours d'un écran, sur une porte
blanche, sur le plafond et même sur un drap de lit, à la distance d'un
mètre.
Cette distance permet d'avoir un bon chevauchement des images.
Le Ciné "SELIC"
est d'une construction ingénieuse. Le boîtier est en matière moulée de
belle présentation, d'une forme moderne et d'un fabrication extrêmement
soignée.
Le Ciné "SELIC" est un des rares jouets pouvant être utilisés par un enfant malade, car celui-ci peut projeter sans danger des films "SELIC" dans son lit, étant donné que le courant électrique est fourni par une pile identique à celle employée pour la lampe de poche.
L'appareil fonctionne avec une pile plate de 4,5 volts.
La notice précise ensuite :
Les films "SELIC" sont des films ininflammables, leur emploi est absolument sans danger.
En cas de panne pour une cause indétreminée, il est conseillé d'expédier, par l'intermédiaire d'un dépositaire, le Ciné "SELIC" à la fabrique, où le nécessaire sera fait rapidement.
Le Ciné "SELIC" est en vente dans tous les grands magasins, bazars et commerces de jouets, photographes, etc...
Dudley Milbank Fegan,
habitant Brisbane, Queensland, Australie, a demandé un brevet le 24
juin 1935 présentant un moyen pour réaliser le mouvement d'images par
projection sur écran d'un cliché fixe. Le brevet 791.677 ainsi obtenu
le 30 décembre 1935 décrit des images comprenant de petites bandes de
deux images assemblées alternativement sur une même image, le
projecteur étant doté d'une sorte de herse lui dissimulant tantôt les
bandes de la première image tantôt celles de la seconde. Sur
l'image ci-contre, extraite du brevet, on peut apercevoir que la figure
10, lorsqu'elle est projetée, donne le résultat 11 ou 12 selon la
position de la grille filtre.
Le même brevet a été demandé le 27 octobre 1936 aux Etats-Unis (N° 2,058,581) par le même déposant au nom de la société Animated Slides Limited de Canberra, il faisait référence au brevet original australien du 9 juillet 1934.
Le 16 novembre 1960, Jean de Montrémy et Jean-Véran Dejoux
dépose une demande de brevet : ceci concerne un système de deux films
comprenant l'un des images de rang pair et l'autre de rang impair qui
par projection alternée permet d'obtenir une animation. C'est
exactement le brevet des cousins Nicolau, revu presque 30 ans
après. Ce brevet, n° 1.280.047 attribué le 20 novembre 1961, verra
finalement sa délivrance ajournée sans qu'on en connaisse la cause.
NIC (1933)
Le projecteur NIC était fabriqué par Egda sous licence. Le brevet original avait été déposé par Tomàs Nicolau, le créateur du NIC espagnol, à Paris le 28 décembre 1931.
NIC (Projecteur Nic pour dessins animés, breveté) Egda (Etablissements Giacomo de Andreis), 33 rue Saint-Esprit, Marseille brevet du 28 décembre 1931 déposé en France par Tomàs Nicolau, le créateur du NIC espagnol 193x Film papier à 2 lignes d'images carton noir à dos rectangulaire, base métallique PR2-NICF-001
cm
12
27
13
Ce premier modèle fabriqué en France par Egda est directement inspiré du modèle espagnol Nic 1ère époque à base de métal : il utilise les bandes de films larges et le boîtier de lampe est en carton.
La base de ce modèle a une forme spécifique, dont la partie verticale
fait tout le tour de l'appareil sans être coupée dans les angles comme
sur les autres appareils espagnols.
Images aimablement communiquées par Gérard Masson
Sur ces images de la face avant de la boîte en carton, on trouve la
confirmation du nom du fabricant, accompagné d'une amusante définition
: "Le jouet EGDA. Fabricants et distributeurs exclusifs pour la France et les colonies".
Les Etablissements Giacomo De Andreïs
sont créés à Marseille en 1922. Cette entreprise est spécialisée dans
la fabrication d'objet en fer blanc décoré (boîtes, plaques
publicitaires, jouets). Jouets EGDA, 33 rue Saint-Esprit, Marseille Les établissements De Andreis sont notoirement connus pour l'une de leur création : en 1915 Pierre Lardet, le fondateur de Banania,
demandera à son ami d'études, De Andreis, de créer un personnage pour
illustrer ses boîtes de chocolat : ce sera le célèbre tirailleur.
En 1936 la marque EGDA est déposée, elle sera désormais la signature des produits de l'entreprise.
Les dessinateurs seront N.Tasso, Capello
Le 11 avril 1956 Giacomo de Andreis a déposé un brevet 1.146.493 proposant de renvoyer l'image de son projecteur sur un écran diffusant (rémanent pour adoucir les transitions d'image). Cette idée ne semble pas avoir connu de réalisation pratique.
NIC (1936)
NIC (Projecteur Nic pour dessins animés, breveté)
Selic (Société d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales), Marseille 1936 Film papier à 2 bandes d'images Métal et carton PR2-NICF-002
Cet appareil apparaît comme mixte : il possède la boîte de lampe du Nic 1ère époque mais la partie avant est celle des Nic
2ème génération à bande de film étroite. La base métallique a connu
plusieurs formes. Le système d'éclairage ne comprend qu'une seule
ampoule.
En démontant un appareil pour le restaurer, j'ai découvert une chose
surprenante : la tôle utilisée pour les pièces mécaniques internes
était recyclée ! Ainsi dans l'appareil concerné, la tôle avait servi
d'expérience pour plusieurs essais : - Kuhlmann ... arsenic et plomb
- Lutte contre le...
- Marchet Arrêt.
Il n'y a pas de petites économies !
Le 29 août 1931, Tomas Nicolau y Grino et José Maria Nicolau y Grino déposaient à Paris une demande de brevet
concernant un appareil pour la projection d'images animées sur un
écran. Ce brevet leur sera accordé le 28 décembre 1931 sous le numéro
722.138 . Le principe de film à deux séries d'images et l'alternance
obtenue par un obturateur y étaient décrits.
Une troisième version toujours en carton et métal a existé, le boîtier contenant l'ampoule ayant cette fois un dos arrondi.
NIC (Projecteur Nic pour dessins animés, breveté) Egda brevet du 28 décembre 1931 déposé en France par Tomàs Nicolau, le créateur du NIC espagnol Film papier à 2 lignes d'images carton noir à dos arrondi, base métallique PR2-NICF-003
Ce
projeteur de fabrication française se différencie de ses homologues
espagnols par quelques détail pratiques. Deux sont à remarquer :
- le système de débrayage du film,
utilisé pour libérer la bobine réceptrice de la manivelle lors du
rembobinage du film, est plus simple et plus efficace que les sytèmes
précédents. Le débrayage s'obtient pas simple rotation de la petite
plaque circulaire : une glissière excentique dégage les deux engranages
de la bobine et de la manivelle.
- dans tous les autes projecteurs Nic l'engrenage de la manivelle
est visible au travers d'une ouverture faite dans la platine. Sur ce
modèle, la partie métallique de cette ouverture n'est pas enlevée mais
astucieusement arrondie pour servir de protection et éviter
l'accrochage de vêtements, de cheveux,...
NIC (export)
Une version était distribuée en Italie. Les films sont en langue italienne, mais la notice de l'appareil est en français !
NIC 2 (1935)
Le NIC n°2 , également connu sous la version Cinéma NIC Luxe, fut fabriqué de 1935 à 1939. Il se distingue visuellement du NIC n°1 par son dos arrondi métallique.
Il avait également été distribué sous le nom de Cine Tom , "le ciné des enfants" (Tom le cowboy était un des personnages espagnols des films NIC)
NIC (N° 2) Cinéma NIC LuxeEgda (version des années 1930) puis Selic (Société d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales), Marseille brevet du 28 décembre 1931 déposé en France par Tomàs Nicolau, le créateur du NIC espagnol 1935 >> 1939, puis 195x Film papier à 2 lignes d'images Métal vert, puis bleu PR2-NICF-004
Films proposés (films sur papier de 55 mm de large, axe en carton, petit emballage) :
il est à noter que sur ces films l'axe central est métallique, ainsi
que dèjà vu dans les premiers films espagnols, et non en carton comme
les autres productions françaises.
Emballage imprimé par Imp. Marseillaise
Liste des Films
Avec autorisation de Walt Disney
1. Le Gand Prix
2. Les Souris Aventureuses
3. L'Arche de Noë (intitulé sur le film "L'Arche de Noë - Le Déluge"
4. Gulliver à Lilliput
5. Mio Dentiste
6. L'approche des Rois Mages
7. Le Paresseux corrigé
8. Le Menteur puni
9. Mio Barman
10. Les Nègres sonores
11. Le Renard et le Corbeau
12. La Cigale et la Fourmi
13. Le Petit Chaperon Rouge
14. endrillon et ses Soeurs
15. La Vengeance des Souris
16. L'Ile au Trésor
17. La Pie Voleuse
18. Le Petit Robinson (1ère partie).
19. Le Petit Robinson (2ème partie).
20. Les Deux Petits Lapins
21. Les Nains de la Forêt
22. La Fille du Meunier
23. Barbe Bleue
24. Le Cirque
25. Les Trois Fileuses
26. Les Deux Frères
27. Les Grenouilles envieuses *
28. Au Pays des Jouets
29. Donald n'est pas à l'heure
30. Donald équilibriste
31. Donald va à la chasse
32. Mickey est un petit malin
33. Les idées de Mickey(intitulé sur le film "Mickey a de ces idées)
34. Bien mal acquis
35. Pluto et la Souris
36. Pluto n'a plus confiance
37. Pluto n'aime pas les vêtements
38. Le Petit Cochon Tacheté
39. Donald chasseur
40. Donald jardinier
41. Donald peintre
42. La Petite Poule Sage
43. Les Trois Petits Cochons
44. Le Grand Méchant Loup
45. La Petite Souris Volante
46. Bambi (1re partie).
47. Bambi (2e partie).
48. Bambi (3e partie).
Dans le mode d'emploi du NIC, on retrouve bien le petit enfant noir tel qu'il était dessiné pour le NIC espagnol.
Mais la scène est bien différente : au lieu de chevaucher fièrement un
éléphant, il se retrouve marchant sous le regard affamé d'un lion.
Cette image illustre les catalogues de films pour Nic, y compris en Espagne.
Notice de l'appareil : "Projecteur pour dessins animés, NIC breveté, Le Cinéma des Enfants".
Elle rappelle que l'écran doit être placé environ à 60 centimètres. L'ampoule conseillée est de 20 à 60 watts.
Elle indique "son emploi est des plus simples et ne présente aucun
danger" et complète "il peut être mis entre les mains de tous les
enfants qui arriveront très rapidement à comprendre le fonctionnement
de l'appareil".
Les mêmes arguments de sécurité seront repris plus d'une décennie plus tard pour le projecteur Sélic !
NIC TELEVISION (1953)
Le NIC Télévision
est apparu au cours des années 1950 (le premier modèle espagnol est
sorti en 1951). Ce modèle français bénéficie d'une esthétique similaire
au modèle espagnol de 2ème génération, le Cine Nic Television. La seule différence visible est une façade plus dépouillée, sans les petits boutons décoratifs.
L'écran intégré permet de visionner directement les films projetés,
sans avoir à recourir à un écran externe (écran, mur, plafond ou
porte). L'avantage principal de cet appareil est une image beaucoup
plus lumineuse et plus nette que celle obtenue par les modèles
classiques, l'inconvénient majeur étant la taille limitée de l'image
visionnée.
NIC télévision
Sélic ? 195x (vers 1953 ?) Film papier à 2 bandes d'images Métal PR2-NICF-005
cm
15
29
11
photographies aimablement transmises par Michel Puyo
La raison principale de diffusion de ce modèle relativement
confidentiel est d'avoir cédé à l'actualité qui voyait se diffuser les
premiers téléviseurs. D'autres fabricants de projecteurs à images
alternées produiront également des modèles de la même inspiration : le NIC Television espagnol bien sûr dès 1951, mais également le Hollywood Toy Television américain en 1952, le TV Cine anglais des années 1950 (simple adaptateur de carton, rétropojecteur) et se terminera par le Dux Kino TV35 allemand en 1965. Ils seront supplantés par les projecteurs 16 ou 8mm (Excel Toy Television, Fisher Price Movie Theater, Junior Television Set, Cinepoli ou Cinevisor) puis par la télévision elle-même.
La notice d'utilisation du Nic Télévision
est assez succinte. Elle renseigne toutefois sur la puissance de la
lampe à utiliser, de 20 à 60 watts. Il est conseillé d'utiliser des
lampes courtes (ceci pour éloigner la source de chaleur créée par
l'ampoule allumée de la surface du film projeté, afin d'éviter de le
brûler) .
Enfin, la solidité annoncée de cet appareil permettait au fabricant d'affirmer que "sa durée de vie est indéfinie" pour ne pas dire infinie !
Images aimablement transmises par Grégoire Jack
La liste des films disponibles est indiqué sur la quatrième page de la notice d'utilisation.
La numérotation des films n'est pas celle des films destinés au Nic 2.
1- Le grand prix
2- Les souris aventureuses
3- L'arche de Noé
4- Gulliver à Lilliput
5- Mio dentiste
6- L'approche des Rois mages
7- Le paresseux corrigé
8- Le menteur puni
9- Mio barman
10- Les nègres sonores
11- Le renard et le corbeau
12- La cigale et la fourmi
13- Le petit chaperon rouge
14- Cendrillon et ses soeurs
15- La vengence des souris
16- L'ïle au trésor
17- La pie voleuse
18- Le petit robinson 1ère partie
19- Le petit robinson 2ème partie
20- Les deux petits lapins
21- Les nains de la forêt
22- La fille du meunier
23- Barbe Bleue
24- Le cirque
25- Les trois fileuses
26- Les deux frères
27- Les grenouilles envieuses
28- Au pays des jouets
Avec autorisation de Walt Disney
29- Donald n'est pas à l'heure
30- Donald équilibriste
31- Donald va à la chasse
32- Mickey est un petit malin
33- Les idées de Mickey
34- Bien mal acquis...
35- Pluto et la souris
36- Pluto n'a plus confiance
37- Pluto n'aime pas ses vêtements
38- Le petit cochon tacheté
Extrait du mode d'emploi :
NIC TELEVISION
BREVETE
MODE D'EMPLOI
L'emploi du NIC TELEVISION est des plus simples et ne présente aucun
danger. Il peut être mis entre les mains de tous les enfants qui
comprendront facilement le fonctionnement de l'appareil.
Le NIC TELEVISION fonctionne sur tous les courants, il suffit
d'employer une ampoule de 20 à 60 watts appropriée au courant utilisé;
de préférence employer des lampes courtes.
Pour introduire la lampe dans le support et la fixer à la douille, il
suffit de retirer celui-ci du socle de l'appareil en le tirant
légèrement en arrière, et le soulever ensuite.
Une fois cette opération terminée, qui ne se renouvelle que pour un
changement de lampe, on fait l'opération contraire, c'est-à-dire on
introduit le support dans le socle de l'appareil, et on le pousse
légèrement en avant.
MlSE EN PLACE DU FILM
Introduire le film dans le support se trouvant à la gauche de
l'appareil (vu de face) en accompagnant avec la main l'extrémité de la
languette du film.
On place le film en fixant la languette par le milieu de l'orifice se
trouvant sur celle-ci, sur l'agrafe fixée sur la bobine d'enroulement
placée à droite de l'appareil (vu de face).
Le film ainsi placé s'enroule autour de la bobine et passe devant les
fenêtres de projection situées ou centre de l'appareil.
PROJECTION
La bobine d'enroulement doit être en position de roue libre (le
mouvement de roue libre s'obtient en tirant vers l'arrière de la
bobine). L'embrayage s'obtient par la manœuvre inverse. Après avoir
embrayé la bobine d'enroulement, tourner la manivelle pour faire
avancer le film.
Dès que le mot FIN apparaît sur le cadran, on arrête la manivelle, on
débranche la prise, puis on glisse le bouton vers la partie arrière du
projecteur.
A ce moment l'on enroule le film projeté sur la bobine porte-film, pour
laisser l'appareil en position pour une nouvelle projection.
La solide construction du NIC TELEVISION fait qu'il n'a pas besoin de
soins spéciaux et sa durée est indéfinie. Quand le temps est très
humide, il arrive quelquefois que l'appareil se recouvre d'une légère
buée, mais cet état de choses se répare en laissant une minute la lampe
allumée
CINE MICKEY (1937)
Une version particulière semblable au NIC était appelée Ciné Mickey.
Cet appareil entièrement en carton était livré démonté. Je n'ai pas
d'information sur le fabricant de cet appareil qui s'appellerait selon
la notice "Jouet Junior" ou "Junior"...
Ciné Mickey
Jouet Junior (ou Junior) Brevet 818.296 du 14 juin 1937 de Mario Sassoli 1937 Film papier à 2 lignes d'images Carton. Livré démonté PR2-MICK-001
cm
9
17
10
Cet appareil était appelé "Ciné-Jouet"
par son fabricant : présenté dans une boîte dont la forme rappelle
celle des boîtes de jeux de construction pour enfants, cet ensemble
pouvait également être monté ou démonté à loisir. L'assemblage se fait
facilement par des languettes enfilées dans des encoches.
Images aimablement communiquées par Francisco Boisset (Espagne)
Le couvercle de l'emballage comprend sur sa face intérieure un écran (23 x 16 cm) permettant la projection des images.
Cet appareil fonctionne à l'aide d'une pile plate de 4,5 volts : c'est la solution qui avait été choisie par Mario Sassoli lors de l'invention du Dux allemand, se différenciant ainsi du Nic espagnol alimenté par le secteur électrique.
Cette image extraite de la notice du Ciné Mickey permet de constater que les films utilisés sont tout à fait similaires aux films du NIC 2 français et originellement du modèle espagnol NIC 2ème époque
: film de 5,5 cm de large, bobine centrale en carton, bague en carton
mince protégeant la pellicule, boîtier d'emballage en carton.
L'appareil
est livré démonté et il est en carton : les instructions de montage ne
sont pas toujours suffisantes pour obtenir un bon fonctionnement de
l'appareil. Aussi la notice ci-contre était jointe à l'appareil pour
aider au dépannage des six difficultés courantes.
Cette notice se voulait ainsi rassurante et limitait certainement les
retours en magasin dûs à l'impossibilité de faire fonctionner le
projecteur.
Le brevet 818.296 de ce projecteur jouet a été déposé le 23 février 1937 par un italien, Mario Sassoli et sera obtenu le 14 juin 1937. Cette même personne a également déposé le brevet du Dux allemand et fut l'importateur du Nic en Italie sous le nom Nic Topolino.
Il est étonnant de constater que le brevet concerne également les films
à deux rangées d'images, alors que ce principe faisait déjà l'objet du brevet Nic français de 1931 ! L'imitation des films du Ciné Mickey va même jusqu'à la forme de l'emballage des films Nic 2ème époque "pequeño". On peut donc voir dans cet exemple d'appareil la convergence entre les idées initiales des cousins espagnols Nicolau et de l'astucieux Mario Sassoli.
Films pour Ciné Mickey :
Le premier emballage est curieux : intitulé "emballage provisoire", il
laisse imaginer que la sortie de l'appareil fut rapide, trop peut-être
pour que les emballages des films soient finalisés. Il s'agit donc
certainement d'une version intermédiaire, imprimée en noir et blanc,
alors que la version définitive sera en couleurs.
Le dessin principal du Mickey
de l'emballage provisoire, en noir et blanc, est assez approximatif,
même s'il représente les premières graphies du personnage de Walt Disney.
1 : Mickey pompier
2 : La revenche de Donald
3 : L'école buissonnière
4 : Pluto, chien de course
5 : Le trésor de Pluto
6 : Fifi veut sortir seul
7 : Pluto et les puces
8 : Mickey, sauveur des petits cochons
9 : Une invention de Mickey
10 : Pluto paie les fautes d'autrui
11 : Mickey et le sous-marin pirate
12 : Les voleurs volés
13 : La ruse de minet
14 : Les deux concurrents
15 : Mickey protège les enfants
16 : Les bandits du Far-West
17 : La T.S.F. de Mickey
Description du brevet français 818.296
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE.
DIRECTION DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE.
BREVET D'INVENTION.
Gr. 20. — CL 1.
N° 818.296
Ciné-jouet démontable pour la projection de dessins animés.
M. Mario SASSOLI résidant en Italie.
Demandé le 23 février 1937, à 14h 38m\ à Paris. Délivré le 14 juin 1937. — Publié le 22 septembre 1937.
L'invention vise un jouet consistant en un petit cinéma démontable
permettant de projeter des dessins animés. Ce jouet se présente sous la
forme d'une boîte rappelant les boîtes de jeux de constructions, mais
renfermant un certain nombre de pièces en carton, bois, matière
plastique ou métal léger qui, montées dans un ordre donné, permettent à
l'enfant de construire une sorte de petit cinéma très simple, dont
l'installation de projection comporte non seulement un écran mais un
mécanisme dérouleur de film, une source lumineuse, et un dispositif
destiné à déplacer un volet obturateur en regard d'ouvertures de
projection, en vue de projeter successivement deux images dessinées
dans le sens transversal du film et représentant chacune des positions
différentes du sujet, avant de projeter la suite des images dessinées
dans le sens longitudinal du film, ceci donnant plus d'animation au
sujet pour une égale longueur de film.
L'invention englobe également le film-jouet utilisable sur ce
ciné-jouet, ce film étant étudié pour être projeté rationnellement dans
un dispositif du type rappelé brièvement ci-dessus.
L'invention va être décrite plus en détails en regard des dessins
annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de
réalisation très simple de ce ciné-jouet avec tous ses éléments et sa
boîte. Dans ces dessins :
La figure 1 représente en perspective le ciné-jouet entièrement monté,
la boîte étant supposée ouverte, son couvercle (servant d'écran de
projection) placé, à une petite distance en position d'usage. Dans
cette figure, les carters des figures 2, 3 et 6 ont été retirés pour
mieux montrer les organes intérieurs.
La figure 1a représente, à échelle agrandie, un étui à film avec le
film en cours de déroulement et l'axe manivelle de ce film.
La figure 2 représente les deux carters contenant l'un les organes de
projection, l'autre les organes d'entraînement du film et le volet
mobile, ces deux carters étant supposés en cours de montage sur une
embase de support ;
La figure 3 représente à plus grande échelle le carter destiné à
contenir les organes de projection, pile et source lumineuse,
réflecteur;
La figure 4 représente à plus grande échelle le réflecteur;
La figure 5 représente à plus grande échelle l'interrupteur de courant
électrique et la gaine destinée à loger la pile;
La figure 6 représente, à plus grande échelle, le carter destiné à
contenir les organes d'entraînement et le dispositif assurant le
déplacement du volet obturateur avec la bobine d'enroulement du film à
projeter, le tout groupé dans la position de montage sur l'embase.
L'appareil représenté en vue d'ensemble à petite échelle en figure 1
sans les carters, est supposé en train de projeter un sujet animé tel
qu'un homme en chapeau haut-de forme. L'image apparaît ici sur l'écran
constitué par le fond du couvercle de la boîte et elle apparaît
également sur le film en cours de déroulement. Comme on le voit, cet
appareil ciné-jouet est logé dans une boîte dont le fond A supporte un
socle ou embase B portant des fentes et des trous pour permettre de
dresser dessus successivement tous les éléments de construction de
l'installation de projection des dessins animés, éléments pourvus à cet
effet de prolongements tels que languettes ou tiges d'implantation,
comme figuré. Le couvercle C de la boîte porte sur le verso de son fond
un écran sur lequel seront projetées les images animées.
Sur l'embase ou socle B est montée une pile électrique D, avec ampoule
E et réflecteur F (fig. 1 et 4). A cette pile logée dans une gaine H
est annexé un dispositif à poussoir G (fig. 5) permettant de rendre
accessible de l'extérieur le mouvement de l'interrupteur de courant de
cette pile. Le tout est enfermé dans un carter I (fig. 2 et 3),
présentant une fenêtre de projection i et dont la partie supérieure
peut s'ouvrir (comme représenté en fig. 3) pour figurer mieux une
cabine de projection.
Le film J, logé dans un étui protecteur K (fig. 1 et 1a), est monté sur
un axe à manivelle L (fig. 1a) en fil de fer par exemple, cet axe
venant s'implanter en L' dans un orifice prévu sur le socle du jouet
(fig. 6). Le film J est tendu devant la fenêtre I de la cabine de
projection I (non figurée en fig. 1) et vient se renrouler sur une
bobine M (fig. 1 et 6) implantée en L" sur le socle et dont la joue
supérieure porte une roue dentée m engre¬nant avec une petite vis sans
fin N portée par une autre manivelle X). Cette manivelle O, coudée en
deux points, est destinée à agir sur la roue dentée m et à entraîner la
rotation de la bobine M et du film auquel on l'a accrochée.
Grâce à son contrecoudage, la tige P (fig. 6) de la manivelle O
d'entraînement du film déplace à chacun de ses mouvements de rotation
le volet obturateur Q qui vient successivement s'appliquer, par un
mouvement saccadé de monte et baisse sur un plan, contre les objectifs
supérieur R et inférieur R' d'une cloison S placée dans le carter T des
organes de déroulement du film. Il en résulte que les deux images du
film, qui sont projetées à travers les deux fenêtres superposées V et
V' (fig. 6) découpées dans la paroi extérieure arrière du carter T et à
travers les objectifs R, R' de la cloison qui leur font vis à vis sont
occultées successivement par le volet obturateur Q et apparaissent sur
l'écran de projection l'une après l'autre, procurant ainsi l'impression
du mouvement.
On a représenté en figure 2 les deux carters en cours de montage. Le
carter T porte un couvercle T' (fig. 6) sur lequel sont fixés
l'engrenage à vis sans fin N et sa manivelle O, et l'obturateur mobile
Q.
A la boîte de construction du ciné-jouet est annexé un film ou un choix
de films représentant une histoire ou une fable animée. Ce film-jouet
fait, également partie de l'invention. Il est en papier transparent de
matière transparente équivalente, et logé dans un étui protecteur (fig.
1a). Ce film comporte une série de paires d'images, chaque paire
d'images représentant un sujet dans deux positions, pour les buts qui
ont été exposés plus haut. 85
Lorsque le film a été déroulé pour sa projection, il peut être renroulé
commodément sur sa bobine d'origine pour une nouvelle projection
ultérieure grâce à la manivelle L (fig. 1a) qui lui sert également
d'axe dans la position de déroulement sur le socle de la boîte. Cette
manivelle porte un petit coude U qui vient s'engager en U' dans la
fente de la joue de la bobine K pour permettre ce renroulement.
Ce ciné-jouet peut être fait en tout ou partie en carton, bois ou lames
de métal. Les axes, tringles, engrenage, vis sans fin, interrupteur
sont faits en métal léger.
On conçoit qu'il sera possible de modifier la disposition et la forme
des éléments constitutifs de ce jeu de construction et de projection de
dessins animés, sans s'écarter de son esprit.
RÉSUMÉ.
Ciné-jouet démontable pour la projection de dessins animés, formant
également jeu de construction d'une installation de projection
miniature, caractérisé notamment par les points suivants :
1° Tous les éléments sont montés et maintenus en place sur un socle
comportant des rainures et des perforations où viennent s'engager des
parties correspondantes (languettes ou tiges) desdits éléments ;
2° Le fond du couvercle de la boîte sert d'écran de projection ;
3° Les éléments de la construction de ce ciné-jouet sont en deux
groupes protégés par deux carters, un groupe comprenant la source
lumineuse, les organes projecteurs et un autre groupe comprenant, avec
les bobines de déroulement et d'enroulement du film, les organes
d'entraînement de celui-ci et un volet mobile venant obturer
successivement deux objectifs ad hoc découpés chacun en regard du plan
de déroulement du film et des deux images de celui-ci ;
4° Un petit engrenage à vis sans fin porté par une tige contrecoudée,
et actionné par une manivelle, entraîne le film et déplace le volet
mobile en vue d'obtenir l'obturation successive desdites fenêtres;
5° Le film comporte une série de paires d'images, les deux images de
chaque paire représentant le même sujet dans une position différente,
de telle sorte que chaque image de la paire est occultée successivement
par le volet mobile, ce qui détermine, sur l'écran, deux projections
distinctes traduisant deux mouvements successifs par paire d'images de
la succession des paires d'images du film représentant par exemple une
histoire ou une fable.
Mario SASSOLI.
Par procuration : Maulvault.
CINE EGDA MM (1936)
Le CinéEgda MM est le premier modèle français inspiré du Dux
allemand. Utilisant le même principe d'alternance à deux images, les
films permettent une projection d'environ 5 minutes par film. Il est
également fabriqué par la société Egda, la même que celle du Nic Français.
Ciné Egda MMEgda (Etablissements Giacomo de Andreis), 33 rue Saint-Esprit, Marseille brevet 789.218 du 12 août 1935 (Mario Sassoli) 1936 Film 35mm à 2 bandes d'images Bakélite rouge puis marron PR2-EGDA-001 (1) rouge (2) marron
cm
9
12,5
7
A la même époque on retrouvera cet appareil en Espagne sous la même marque Egda.
Ce projecteur ressemble exactement au Dux MM allemand. Même le dessin en relief sur le dessus de l'appareil est la reproduction du dessin original du Dux, sensé représenter Betty Boop.
Une autre similitude est la clé de remontage qui a adopté le même
style. Le boîtier était principalement de couleur rouge, avec des
variations de teinte allant du rouge vif au rouge très foncé, presque
marron.
Cette
similitude avec le modèle allemand s'explique très simplement :
l'auteur des deux appareils est la même personne ! En effet Mario Sassoli, un italien de Milan, a déposé sa demande de brevet à Paris le 24 avril 1935. Ainsi le brevet 789.218 sera obtenu le 12 août 1935. C'est le même auteur qui déposera également le brevet du Ciné-Mickey français, ainsi que plusieurs autres brevets d'appareils de même type, preuve de sa fécondité ...
Sur
la planche de dessins de ce brevet, on constatera avec amusement la
forme du personnage représenté sur l'exemple de film à deux rangées
d'images : ne s'agirait-il pas d'une petite souris dont la forme ressemble étrangement àMickey ? L'imagination de Mario Sassoli s'est inspirée de Walt Disney après avoir absorbé l'idée d'animation aux créateurs du Nic espagnol ...
Le mécanisme de l'Egda inclut le commutateur électrique
: en forme de disque il comporte des secteurs isolants en bakélite et
des secteurs conducteurs distribuant l'alimentation électrique vers
l'une des deux ampoules alternativement.
L'axe de remontage du ressort est situé sous l'appareil, contrairement à tous les autres appareils Egda, Sélic ou Dux dont l'axe prolongé apparaissait en haut de l'appareil.
Le dessus
du projecteur se déclipse pour faciliter la mise en place du film. Le
film est entraîné par une roue dentée située dans une chicane plaquant
le film sur les dents de la roue. L'ajustement de la convergence
des faisceaux lumineux se fait par un réglage d'usine sur la pièce
métallique brillante visible en façade avant.
Publicité extraite du magazine "Le Journal de Mickey" du 20 décembre 1936. Le distributeur, Monsieur Remusati, 44 rue Saint-Sébastien, Marseille, proposait d'envoyer "le merveilleux Cinéma Egda" au prix exceptionnel de lancement de 60 francs, franco de port. Les films étaient vendus au prix unitaire de 8 francs.
M.Remusati
tenait un magasin de jouets rue Mazagran à Marseille. Il cessera son
activité pendant la guerre. L'adresse indiquée dans la publicité était
son adresse personnelle.
Fabricant de plaques publicitaires métalliques, il était normal que les établissements De Andreis aient fabriqué une enseigne vantant les mérites de leur projecteur jouet Ciné MM.
Cette plaque, de dimensions 31x 41 cm, signalait les points de vente du projecteur et des films Egda.
L'appareil était ainsi vendu 100 francs et les films (noir & blanc)
4 francs pièce. La publicité ci-dessus proposant un prix exceptionnel
de 60 francs était donc une bonne affaire.
Enfin sur l'affiche figurent les films en boîte métallique, de la première époque, et toujours la fameuse pile Wonder!
Cette image publicitaire du Cine egda est directement inspirée de celle du Dux Kino MM.
Notice d'utilisation du Cinéma EGDA MM Images aimablement transmises par Jean-Michel Blanquet (France)
En rapprochant l'image imprimée page 2 de la notice avec l'image décrite dans le brevet, on peut y relever quelques différences :
- un groupe de lentille est disposé près des ampoules.
- les ampoules sont disposées horizontalement et non verticalement.
A vous de compléter ce comparatif !
Pour l'alimentation du projecteur, EGDA conseille deux solutions :
- une pile Wonder.
- un adaptateur secteur, similaire au modèle allemand.
Cet adaptateur semble avoir été d'une diffusion confidentielle tant il
est rare d'en trouver un actuellement. Ce transformateur est indiqué
comme d'un "emploi ... entièrement sans danger", ce qui est méconnaître
les petits doigts agiles capables de se poser sur les deux fiches
cuivrées de la prise électrique.
Films pour le Ciné Egda :
Chaque
film est livré dans une boîte métallique ronde contenant le film et une
notice explicative. Le principe de cette boîte était déjà appliqué pour
les films Dux.
Plus tard, la boîte ronde métallique sera remplacée par une boîte rectangulaire en carton. Certainement un souci d'économie !
Cet emballage est d'une qualité moyenne, il a souvent mal vieilli : les
modèles que l'on peut trouver aujourd'hui sont souvent déformés, le
carton s'effeuille, la languette de fermeture se corne.
Le personnage dessiné sur ces emballages est le "Betty Boop" symbole des projecteurs Dux allemands. Le corps reprend les deux lettres MM qui était la dénomination du premier modèle allemand, le Dux MM.
La seule différence est le sens du regard, vers la droite pour le Dux et vers la gauche pour le Egda ! Il rappelle ainsi que le défilement des films ne se fait pas dans le même sens...
Les films Egda étaient vendus dans les magasins de jouets, livrés dans un présentoir décoré avec l'adaptation française de Betty Boop.
Images du présentoir Egda aimablement communiquées par Gianni Fabro
Notice explicative présentant le contenu du film. Elle annonce également le film suivant !
Film. Marque "Safety Film Pathé, Vincennes France". Logo Egda
Boîtes métalliques
- 1 : Cirque
- 2 : La Grande Parade
- 3 : Joe le Cowboy
- 4 : Le pirate de l'air
- 5 : L'île du Trésor
- 6 : L'arche de Noë
- 7 : La maison hantée
- 8 : Au pôle nord
- 9 : Noël
- 10 : La baguette magique
- 11 : Le voleur de miel
- 12 : En chine
- 13 : Les cosaques
- 14 : Le joyeux vagabond
- 15 : Au pays défendu
- 1 6 : Galopin le cheval merveilleux
- 17 : Sur le ring
- 18 : Les joyeux petits lapins
- 19 : Les bandits de la mine
- 20 : La Corrida de Toros
- 21 : La légende du joueur de fifre
- Hors série : La merveilleuse histoire de Bernadette Soubirous
Cette première série fut par la suite complétée de plusieurs films :
- 25 : L´ogre Converti
- 30 : Les Aventures De Toto
- 31 : La Premiere Aventure De Bibi
Tous ces films feront la base de la collection des films Sélic.
La majorité de ces films sera reprise pour le successeur du Ciné Egda, le Ciné Selic. Films pour Sélic MM
Extrait du brevet 789 218 :
Résumé:
1° Appareil de projections caractérisé en ce que l'on utilise deux
systèmes optiques : l'un supérieur, l'autre inférieur comportant chacun
une lampe d'éclairage, les lampes étant alternativement allumées et
éteintes
au moyen de contacts tournants convenablement disposés, le mouvement de
rotation des pièces de contact étant produit par un mécanisme
d'horlogerie mû par un ressort que l'on remonte et qu'on libère une
fois remonté par un dispositif approprié, des trains d'engrenages
convenablement agencés mettant en rotation un cylindre d'entraînement
du film ;
2° Film s'appliquant à l'appareil caractérisé par l'emploi de deux ou
plusieurs rangées d'images sans ligne d'interruption qui sont projetées
alternativement et une seule à la fois, par suite de l'allumage
alternatif des lampes.
M. SASSOLI.
Par procuration
E. Weiss.
Description du brevet 789 218 :
Appareil
réduit pour projections cinématographiques et film utilisable pour
ledit appareil. L'objet de la présente invention se rapporte à un
appareil réduit de projections cinématographiques qui utilise un film.
spécial, lequel est également du domaine de l'invention.
L'appareil
de projections est caractérisé en ce que l'on utilise deux systèmes
optiques: l'un supérieur, l'autre inférieur comportant chacun une lampe
d'éclairage, les lampes étant alternativement allumées et éteintes au
moyen de contacts tournants convenablement disposés, le mouvement de
rotation des pièces de contact étant produit par un mécanisme
d'horlogerie mû par un ressort que l'on remonte et qu'on libère une
fois remonté par un dispositif approprié. Des trains d'engrenages
convenablement agencés mettent en rotation un cylindre d'entraînement
du film.
Le film
s'appliquant à l'appareil est caractérisé par l'emploi de deux ou
plusieurs rangées d'images sans ligne d'interruption qui sont projetées
alternativement et une seule à la fois, par suite de l'allumage
alternatif des lampes.
L'appareil
objet de la présente invention a comme avantages une très grande
simplicité de construction et de fonctionnement, des dimensions d'un.
encombrement très réduit, et il peut d'ailleurs être utilisé avec des
films de toute nature : celluloïd, acétate de cellulose ou autre.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation de l'invention.
Sur
ces dessins, on voit Fig. 1, l'appareil vu de face; Fig. 2, l'appareil
vu de côté; Fig. 3, la partie postérieure de la chambre de projection;
Fig. 4, l'intérieur de l'appareil; Fig. 5, une vue en-dessous de
l'appareil; Fig. 6, une vue en-dessus de l'appareil; Fig. a, une
portion de film. à échelle agrandie.
Comme
on le voit aux dessins, l'appareil de projections se compose d'une
boîte 1, prévue avec un système optique supérieur et un système optique
inférieur des lentilles, par exemple, 2 et 3. La fente 4 sert au
passage du film entre la chambre de projection et la chambre lumineuse.
Une paroi 8 est interposée dans la chambre de projection, de manière à
diviser celle-ci en une chambre supérieure et en une chambre inférieure
qui correspondent respectivement aux fenêtres supérieure et inférieure
7 et 9 ouvertes dans la paroi de séparation 6, à la hauteur des lampes
électriques supérieure et inférieure de l'appareil. La plaque de
contact 10 est affectée à la lampe 11. Deux réflecteurs angulaires 12
et 14 sont agencés convenablement, et sur la plaque couvercle du type
console est prévu un montage pour la lampe.
Un
logement 15 est prévu entre la chambre de projection et la chambre de
lumière, de manière que l'on puisse loger dans cette chambre de
lumière, un cylindre 16 présentant un pourtour muni, aux endroits
convenables, de dents servant à l'entraînement du film. Celui-ci passe
entre ce cylindre et la paroi de séparation 6, les dents le forcent à
avancer et à se présenter devant les ouvertures de projection. Un
ressort à remontoir 17 sert à communiquer le mouvement à une
combinaison connue d'engrenages qui est représentée schématiquement aux
dessins. Ce ressort est remonté au moyen de l'axe 18.
Un
arrêt à ancre 19 s'applique à l'ensemble des engrenages. Un verre
dépoli 20 est placé devant les lampes. Une plaque de contact 22
constitue l'un des pôles de la source électrique et elle est reliée
élec triquement avec les montages des lampes, et il y a évidemment une
plaque de contact par lampe.
Les
deux plaquettes de contact 23 et 24 sont montées en croix et placées
sur l'axe de l'engrenage correspondant. Ces plaquettes tournent
lorsqu'on libère le ressort de commande 17 en actionnant le levier de
commande 5 qui déclanche le dispositif d'arrêt 19 pour mettre en
mouvement l'appareil. Le déplacement du levier 5 provoque également la
fermeture du circuit sur les lampes en permettant au courant d'arriver
de l'autre pôle de la source, aux contacts respectifs 23 et 24. Le
ressort 17, par son action, provoque également grâce un jeu
d'engrenages convenables la rotation du cylindre denté 16 qui pousse le
film devant les fenêtres de projection 7 et 9.
Comme
système électrique, on peut employer une pile sèche ou une pile
quelconque. On peut aussi utiliser une source d'éclairage, par exemple,
avec un transformateur approprié. Cette source communique, à travers la
plaque 22 reliée à l'un de ses pôles, avec le montage des lampes tandis
qu'en actionnant le levier 5 on relie l'autre pôle de la source à
l'ensemble des engrenages qui est électriquement isolé et qui se trouve
alors sous tension, c'est-à-dire sous courant.
Il
y a en outre deux plaques de contact 21 d'où partent les conducteurs
respectifs qui relient un pôle de tête des lampes 11 et 13. En outre,
les plaques croisées 23 et 24 tournent avec l'engrenage sur lequel
elles sont montées, et elles ferment alternativement le circuit sur
l'une ou l'autre des lampes à travers l'une ou l'autre des pièces de
contact 21.
Lorsqu'on
dispose dans la fente 4, un film présentant un agencement de figures
qui sera décrit plus loin, et lorsque la fente est prévue pour que le
cylindre 16 puisse amener le film devant les fenêtres de projection, il
en résulte qu'à cause de l'allumage alternatif des deux lampes, on aura
alternativement la projection d'une figure de la rangée supérieure, et
celle d'une figure de la rangée inférieure, ce qui produit l'illusion
cinématographique.
Le
film qui sera employé avec l'appareil tel qu'il vient d'être décrit
sera donc caractérisé par une représentation multiple d'images, de
photographies, ou dessins, par exemple disposés sur le film à dérouler
suivant deux rangées ou lignes horizontales. De cette façon on évite
sur le film, entre la projection d'une figure et la suivante, les
instants d'interruption et on économise sur la longueur du film. On
peut alors condenser un très grand nombre d'images sur un film
relativement court.
Dans
la projection de la représentation du film on illumine et on découvre
alternativement une seule figure. La fig. 7 montre une portion de film
agrandie montrant une série d'images disposées en lignes horizontales,
mais on pourrait évi demment prévoir plusieurs lignes d'images
correspondant au besoin avec un même nombre de systèmes optiques pour
l'appareil.
L'imprimeur marseillais Jean Vin était également éditeur (plans de
Marseille, guides locaux, horaires de train). Existait déjà en 1909,
existait toujours en 1970.
La pile Wonder,
dont le fameux slogan publicitaire était "la pile Wonder, la pile qui
ne s'use que si l'on s'en sert", fut inventée en en 1916 par Estelle
Courtecuisse antiquaire qui créa ainsi sa petite entreprse parisienne
de piles et accumulateurs (6, rue Marcadet, Paris 18ème). Cette
marque occupera plus du tiers du marché français, devant d'autres
marques comme Leclanché ou Mazda. Elle est en voie de disparition
depuis la fin des années 1980
Deux documents publicitaires parus au cours de l'année 1967.
CINE SELIC (1950)
le Ciné Sélic
Ciné Sélic (MM, puis n°3)
Selic (Société d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales), Marseille, France brevet 1.025.396 demandé le 3 octobre 1950 et obtenu le 21 janvier 1953 1950 Film 35mm à 2 bandes d'images Bakélite rouge puis verte PR2-SELI-001 & PR2-SELI-002
cm
9
12,5
7
Cet
appareil fut commercialisé à partir de 1950, présenté comme étant un
jouet permettant aux enfants de projeter de petits films en toute
sécurité.Cet appareil est de fabrication française, produit par la Société d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales, sur les bases du brevet demandé le 24 avril 1935 déposé par l'italien Mario Sassoli. C'est le même brevet qui est à la base du Ciné Egda.
On notera que la clef présentée sur l'emballage est celle de l'Egda inspiré du Dux allemand et non celle du Sélic !
L'esthétique générale de l'appareil s'est éloignée de celle présentée
dans le brevet de 1935 en s'approchant de celle définie dans le brevet
de 1950 obtenu par la société allemande Markes.
Le brevet 1.025.396
("Appareil à projection pour la production d'images vivantes") a été
demandé le 3 octobre 1950 et obtenu le 21 janvier 1953 par la société
allemande Markes. Cette entreprise est connue pour avoir fabriqué les projecteurs animés allemands Dux. Leur premier modèle, le Dux MM, était construit sur la base d'un brevet de Mario Sassoli (ce même auteur avait alors déposé un même brevet en France qui sera le principe du Ciné Egda). Par la suite cette société déposera son propre brevet pour le modèle Dux 40 mais déjà esquissé sur son modèle Dux 3.
Ainsi l'entreprise s'éloignera du brevet de Mario Sassoli en déposant ses propres brevets.
La société Selic a ainsi construit son Ciné Sélic sur le principe des deux brevets français :
- le brevet de 1935
pour le système de commutation électrique des deux ampoules. En effet
ne sera pas repris le système à volet obturateur (c'est peut être un
choix de la société Selic, également utilisatrice du brevet Nic).
- le brevet de 1950 pour la forme générale du boîtier et le système d'entraînement des films.
La première dénomination du projecteur français est "Selic MM",
compréhensible par l'utilisation du brevet de 1935. Il s'est ensuite
appelé "Sélic 3", plus conforme car similaire à la dénomination du
modèle original allemand le Dux Kino 3 ou du modèle qui est son vrai jumeau jumeau le Dux Cine 3 anglais
Ciné Selic MM
Ciné Selic 3
C'est le premier modèle du Ciné Selic produit à partir de 1950. Bien qu'il soit une imitation du Dux 3 allemand (le numéro 3 est bien gravé dans le moulage du boîtier sous l'objectif), il a pris une dénomination similaire au Dux MM ! Deux éléments le rapprochent de cette version :
- la couleur rouge de la bakélite du boîtier telle le Egda ou le Dux MM.
- la reprise de certains films de l'Egda MM français, contemporain du Dux MM. PR2-SELI-001
Cette
deuxième version du Ciné Selic est apparue vers 1953. Elle s'écarte
significativement de la première version par les deux éléments suivants:
- la couleur verte du boîtier de l'apparei.
- les films livrés en bandes, incluant une série en couleurs. Les films N&B sont ceux du Sélic MM.
PR2-SELI-002
Le boîtier est en bakélite rouge. La teinte du rouge a été constatée assez variable, du rouge sombre jusqu'au bordeaux. L'emballage cependant présente un appareil vert !
Le boîtier du Sélic 3 est en bakélite verte, c'est la couleur originale du Dux 3 allemand. On en trouvera cependant quelques exemplaires de couleur rouge.
Les films sont vendus en rouleaux, contenus dans un emballage cartonné. Le numéro du film est marqué sur le fond de l'emballage.
Deux séries de films ont existé sous ce format :
- une première série est la reprise des films du Ciné Egda
- une deuxième série, nouvelle, marquée "Films S.E.L.I.C."
Emballage réalisé par l'Imprimerie Marseillaise.
Film Kodak.
Dans la version 3, les films sont livrés en bande
contenus dans une pochette cartonnée plate (mais le couvercle de la
boîte d'emballage présente toujours les films en rouleaux !). Ils ont
existé en deux versions : 1 le nom du film est imprimé sur la pochette,
2 sur une pochette standard le nom est marqué au tampon caoutchouté.
Pochettes réalisées par Robaudy à Cannes, ou les Cartonnages Sainte-Anne à Marseille.
Films couleur Safety Film, ou Eastman. Films N&B Kodak Safety Film
Le mode d'emploi joint à l'appareil porte distinctement la mention Cine "Sélic M.M.". Sur l'image la clef est celle du Dux allemand et non celle du Sélic.
Imprimerie Manivet à Marseille
Le mode d'emploi comprend exactement le même texte que celui du Sélic
MM, seul le nom de l'appareil a été changé en Ciné "Sélic". La clef est d'un modèle qui m'est inconnu.
Première clef, d'une forme inspirée de celle des appareils Dux.
Modèles de clefs suivantes. En métal léger, un peu fragile.
Autre version du Sélic, celle-ci comporte quelques particularités remarquables :
- l'apparel est dénommé "Mod.3" (modèle Sélic 3) sur le capot en bakélite noire, mais il est marqué "Cinéma Egda MM" sur le boîtier du moteur à ressort.
- sur le dessus du boîtier le logotype n'est pas moulé dans la bakélite
comme sur tous les projecteurs de ce type, mais une plaque métallique
décorative est rivetée. Le personnage est bien joufflu !
Ce modèle semble donc avoir été produit à la fin des années 1940, la jeune société Sélic (fondée en 1941) ayant repris les productions de la société Egda. L'entreprise Sélic a déménagé boulevard de la Cartonnerie à Marseille en 1951, Cet appareil, de toute évidence, n'est pas le Ciné Egda MM produit en 1936, mais bien une adaptation similaire au Dux Kino 3.
Le Ciné Sélic
est un petit projecteur, particulièrement destiné aux enfants qui
peuvent l'utiliser sans l'assistance d'un adulte (utilisation sans
danger grace à l'utilisation d'une pile de 4,5 volts et de films
ininflammables).
Comme sur les Dux
allemands de première génération, l'alternance de projection image
haute / image basse est obtenue électriquement : une petite pièce de
bakelite sur laquelle sont imprimées des pistes électriques tourne par
l'action du moteur mécanique. Deux frotteurs glissant sur ce disque
permettent d'alimenter tantôt une lampe tantôt l'autre. Ce
dispositif permet d'économiser la pile électrique puisqu'une seule
lampe est allumée alternativement. Par contre, les frotteurs peuvent
être l'objet de mauvais contacts électriques, notamment sous l'effet de
l'humidité.
Le
couvercle du boîtier de bakélite verte se soulève après avoir ôté les
deux vis qui le retiennent (une vis à l'arriére et une dans le
compartiment piles, sous l'objectif). Les pièces sont assez simples
(matières plastiques moulées, aluminium). Les ampoules soudées sont une
difficulté pour le remplacement d'une ampoule grillée, ce qui imposait
de passer par les compétences d'un électricien.
Sur le dessus de l'appareil est gravé la marque "Cine Selic". Il est amusant de constater que le dessin reprend la forme générale de la marque de fabrique du Dux 3 allemand, à l'exception de l'image Betty Boop
qui a été supprimée. Il reste donc un grand rond vide dont on
ignorerait la signification si la comparaison avec le modèle original
n'était pas faite.
A quoi sert la petite échancrure située à l'avant du boîtier de pile ? A rien ! Comme indiqué précédemment, le Sélic est une copie du Dux Kino allemand : sur ce dernier modèle l'échancrure est nécessaire car elle permet de faire passer le cordon d'alimentation de l'adaptateur secteur.
Cet adaptateur n'a pas été repris en France pour le Sélic (il n'aurait
plus correspondu aux critères de sécurité du fabricant français ?)
contrairement au Egda, d'où l'inutilité de ce trou de passage !
Ce ticket, fabriqué de façon artisanale, permet de comprendre que des séances de projection étaient réalisées avec le projecteur et les films Sélic. Au verso, la mention "Ticket de Cinéma *Ciné-Sélic* " est explicite. Et comme les vrais tickets de cinéma il comporte une partie contrôle qui était détachée par l'ouvreuse. Ce ticket est découpé dans un rapport de visite de l'entreprise Fog (à Levallois-Perret) daté du 22 janvier 1965. Les textes Sélic sont imprimés au verso à l'aide de tampons encreurs.
Boîte imprimée par J.Bruyère, place Carnot à Saint-Etienne, puis par l'imprimerie Sainte-Anne à Marseille.
Sur une idée de Publicité Orcel, 73 rue de Paradis, Marseille
Publicité Selic des années 1950-1960. Image aimablement transmise par Rafael Calle Arrabal
Films pour le Ciné Sélic
film que je possède
film que je possède, en mauvais état
image du film (attention fichier de grande taille, plus de 150 ko)
*
film dont je possède un double (écrivez-moi pour échange uniquement)
Pour regarder les films en animations, accédez à la page CineMice
Films pour Sélic MM
(rouleaux) Films S.E.L.I.C.
1: Cirque
2: La grande parade *
3: Joe le cowboy
3: Les cigales et les fourmis (marqué "Films S.E.L.I.C" en son centre)
4: Le pirate de l'air
5: L'île du trésor *
6: L'Arche de Noé *
7: La maison hantée
8: Au pôle nord
9: Noël
10: La baguette magique
12: En Chine
13: Les cosaques
14: Le joyeux vagabond
15: Au pays défendu
16: Galoppin le cheval merveilleux
17: Sur le ring
18 : Les joyeux petits lapins
19 : Les bandits de la mine
20: La corrida de toros
21 : La légende du joueur de fifre
22: Les pompiers
22: Le corbeau (marqué "Films S.E.L.I.C" en son centre)
24: Blanche Neige
25: L'ogre converti
26: Hansel et Gretel 1er part
27: Hansel et Gretel (pas de précision 2è partie)
28: Toto dans le règne de Kantou *
29: Le petit chaperon rouge
30: Les aventures de Toto *
31 : La première aventure de Bibi
32 : Le "sportsman" invincible
33: Les peaux-rouges *
34: La guerre des musiques
39: La vie du ver à soie
40: Au zoo
42: La vie dee fourmies 1.partie * (noter la double faute d'orthographe)
43: La vie des fourmies II.partie
44: L'aventure de Duxinos
45: L'homme mécanique **
sans numéro : Bernadette Soubirous *
Films pour Sélic 3
(bandes)
Liste de films "Sélic" noirs
Liste des films "Sélic" en couleurs
1: Le cirque (s'appelait "Cirque" pour le Sélic MM) *
2: La Grande Parade
3: Joë le Cow-boy *
4: Le pirate de l'air *
5: L'île au trésor *****
6: L'arche de Noë *
7: La maison hantée *
8: Au pôle nord *
9: Noël **
10: La baguette magique *
11: Le voleur de miel *
12: En Chine
13: Les cosaques **
14: Le joyeux vagabond **
15: Le pays défendu ***
16: Galopin, le cheval merveilleux *
17: Sur le ring **
18: Les joyeux petits lapins **
19: Les bandits de la mine *
20: La Corrida de Toros *******
21: La légende du joueur de fifre
22: Les pompiers **
23: L'Homme de la Jungle **
24: Blanche-Neige *
25: L'Ogre converti
26 : Haensel et Gretel 1ère part ****
27 : Haensel et Gretel 2è partie **
28: Toto dans le régne de Katou **
29: Le Petit Chaperon Rouge **
30: Les aventures de Toto ****
31: La première aventure de Bibi *
32: Le Sportman Invincible *
33: Les Peaux-Rouges **
34: La guerre des musiques
35 > 38: ?
39: La vie du ver à soie
40: Au zoo *
41: Le tabac *
42: La vie des fourmis 1ère partie (orthographié La vie dee fourmies)
43: La vie des fourmis 2è partie (orthographié La vie des fourmies)
44: L'aventure de Durpinos *** (L'aventure de Duxinos)
45: L'homme mécanique **
46: La merveilleuse histoire de Bernadette Soubirous *
1: Le renard et le corbeau **
2: Le joueur de flûte d'Hamelin ** (numéroté 28 sur le film)
3: Ali-baba et les 40 voleurs *
4: Simbad le marin **
5: Les moulins de Don Quichotte **
6: La petite souris laborieuse **
7: Le chat botté **
8: Le petit chaperon rouge *
9: La cigale et la fourmi *
10: Le vilain petit canard ** (dont un numéroté 33 sur le film)
11: La belle au bois dormant *
12: Haensel et Gretel **
13: Le petit soldat de plomb
14: Le baron Munchhausen ***
15: Le petit noir Sambo **
16: Peau d'âne *
17: Le petit trappeur *
18: La terreur de Sourisville (Far-West) *
19: Les aventures de Nique et Domi (Le grand voyage) *
20: Les aventures de Nique et Domi (l'arrivée sur farfadion) *
21: Les aventures de Nique et Domi 3 : la cité des singes *
22: Les aventures de Nique et Domi 4 : la guerre des singes **
23: Les aventures de Nique et Domi 5 : le secret des pharaons *
Ces films ont connu plusieurs versions de présentation :
les films couleur
avaient originellement une autre numérotation. On peut s'en rendre
facilement compte dans la liste publiée ci-dessus et qui comprend
quelques films dont les numéros indiqués sur le film et sur la pochette
sont différents.
les pochettes cartonnées des films ont été imprimées en trois modèles connus :
- le premier modèle comportait le nom du film imprimé, chaque film avait donc sa propre pochette.
- le deuxième comportait uniquement la mention "N°" le reste étant
marqué au tampon de caoutchouc, la pochette était donc standard et
permettait certainement d'en diminuer le coût.
- enfin une dernière version sans aucun texte iprimé, donc uniquement marquée au tampon de caoutchouc.
Quelques exemples de la deuxième version comportent le numéro du film marqué au tampon.
La S.E.L.I.C. Société
d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales, a été créée
en 1941 par Mario De Andreïs, fils de Giacomo le fondateur de Egda, et François Lembo.
Catalogue de produits Selic et Jouma (fabrisqué par Selic). Publicité
Selic des années 1950-1960. Images aimablement transmises par Rafael
Calle Arrabal
Tarifs Selic. Images aimablement transmises par Rafael Calle Arrabal
La
société Sélic a également produit en 1959 une petite visonneuse
comportant un mécanisme à manivelle permettant l'avancement du film.
Elle s'appelait le Séliscope. Cette visionneuse était basée sur un brevet de 1954.
L'appareil est connu en plusieurs couleurs : vert, bordeaux, ivoire, rose. PhotoProvence Le 26 mai 1954, François Lembo déposait à Marseille
une demande de brevet pour un système d'entraînement fiable des
pellicules dans une visionneuse. Ce dispositif imaginé sur la base
d'une roue crantée sera breveté le 20 avril 1955 sous le numéro 1.101.360 . C'est ce principe qui sera utilisé pour le fonctionnement du Séliscope.
Le même auteur avait obtenu le 30 mars 1955 un brevet (n° 1.100.253) sur une nouvelle forme de bouchon pour bouteilles
!
Malgré le
dessin indiqué sur la boîte d'emballage, le séliscope n'utilise pas des
films standards de 35mm de large mais une pellicule spéciale ne
comportant qu'une rangée de perforations. Le film ainsi ne fait que 28 mm de large. Le brevet de François Lembo explique ainsi l'utilisation de sa visionneuse :
- monture formant butées pourvue à sa partie avant de fentes de
pénétration sur les parements transversaux supérieurs et inférieurs ;
- extrémités des fentes disposées dans l'axe de rainures longitudinales disposées sur les parements verticaux;
- pignon avec dents monté de façon à jointer l'une des rainures guides verticales à sa partie médiane ;
- dents dont la projection dépasse le plan vertical du film guidé et rendu indéformable par l'ensemble des fentes et rainures ;
- pénétration des dents du pignon dans le crantage pratiqué sur l'un des côtés du film ;
- commande extérieure du pignon denté par commande reliée à l'arbre d'entraînement monté sur le boîtier formant palier ;
- combinaison et coopération des éléments décrits pour réaliser un dispositif d'entraînement de films pour visionneuse.
Images de Provence
Le chat botté
Le cochet, le chat et le souriceau
Le château de Versailles
Deux modèles différents d'étuis pour films :
- ce premier étui mesure 38 mm de large et semble le plus ancien. Son
format est similaire à celui des autres films Selic ce qui est inutile
puisque le film est plus étroit. Sur l'emballage les crans sont de
grande taille (11 par ligne).
- ce deuxième modèle plus étroit, 32 mm, est parfaitement adapté à la
dimension des films pour Seliscope. Sur l'emballage, les crans sont de
petite taille (14 par ligne)
Exemple
intéressant de plaque publicitaire : celle-ci est signée "Selic
Marseille" en bas à gauche et "De Andreis Marseille" en bas à droite.
Cette double signature est un réel témoignage de la fusion des deux
entreprises.
Publicité
extraite du guide L'Officiel des Jeux et Jouets de 1954. Ce document
présente les différents produits de la firme Selic. On y remarque les
projecteurs Ciné Sélic de couleur verte ou rouge, le projecteur Nic 2, ainsi qu'un étrange modèle télévision (dont j'ignore l'existance, ne l'ayant jamais vu !).
L'affiche précise "Jouets miniatures en matière plastique", ce qui est
amusant pour cette entreprise qui a plutôt établi sa réputation sur ses
jouets en métal ! Ainsi en 1953 Sélic sortira le Midi Ciné qui est un
sélic 3 habillé d'un boîtier en métal.
Image aimablement transmise par Daniel Bonnet (France)
MIDI CINE SELIC (1953)
le Midi Ciné Selic apparu en 1953. Cet appareil adopte une esthétique spécifique qui n'est plus la copie d'un modèle original allemand.
Le boîtier, en métal lourd, ressemble par sa forme et sa finition au Super-Minicine anglais apparu quelques années auparavant.
Midi-Ciné Sélic
Selic (Société d'Exploitation de Licences Industrielles et Commerciales), Marseille même brevet que le Ciné Sélic 1953 Film 35mm à 2 bandes d'images Métal PR2-SELI-003 / ACR 1062
Le magasin Au Printemps de Paris le vendait 3700 francs.
Le Midi-Ciné est construit autour du système mécanique du Ciné Sélic 3
: même base en bakélite, même allumage alternatif des deux ampoules par
frotteurs parcourant une piste électrique imprimée, même mécanisme
d'entraînement. Les deux seules différences sont induites par la taille
du boîtier métallique : l'axe de remontage est plus long afin
d'effleurer le dessus de l'appareil, ainsi que la manette du verrou de
blocage du moteur afin d'être accessible à l'arrière du boîtier.
Le dessous de l'appareil
permet de voir les deux plaques demi-rondes qui maintiennent le
mécanisme en place dans le boîtier. On y remarquera bien la manette
allongée pour dépasser de l'arrière de l'appareil. Enfin il faut noter
que l'échancrure située à l'avant du mécanisme (utilisée seulement sur
le modèle original Dux afin de permettre le passage du câble de l'adaptateur secteur) est ici définitivement bouchée par le boîtier.
Texte extrait de L'Officiel des Jeux et Jouets, catalogue de 1954, à propos de la 35ème Foire de Lyon - France (1953)
"SELIC.
- Tous les détaillants connaissent les articles de cette firme.
Signalons la grande nouveauté : Midi-Ciné, un cinéma de forme
aérodynamique, très moderne, qui projette des dessins animés en
couleurs. Bâti métal fondu sous pression. Fonctionne au choix avec pile
de poche ou transformateur. Durée de projection des films
ininflammables : 5 minutes. Douze titres déjà édités. C'est enfin, dans
ce domaine, une très grande réussite."
Cet extrait confirme l'année de sortie de ce jouet : 1935.
Le mécanisme du Midi-Ciné étant identique à celui du Ciné Sélic,
les films de ce dernier sont ainsi directement utilisables. Toutefois
l'emballage des films sera adapté pour ce dernier projecteur de la
société Sélic. Ils auront une nouvelle numérotation, mais sur les films c'est la numérotation du Ciné Sélicqui sera conservée !
1 : Le renard et le corbeau (marqué 26 sur le film) *
2 : Le joueur de flûte d'Hamelin (marqué 28 sur le film)
3 : Ali Baba et les 40 voleurs (marqué 29 sur le film)
4 : Simbad le marin * (marqué 30 sur le film) *
5 : Les moulins de Don Quichotte (marqué 24 sur le film)
6 : La petite souris laborieuse (marqué 21 sur le film)
7 : Le chat botté (marqué 23 sur le film)
8 : Le chaperon rouge (marqué 22 sur le film) *
9 : La cigale et la fourmi (marqué 25 sur le film)
13 : Le petit soldat de plomb (marqué 31 sur le film)
17 : Le baron Munchausen (marqué 38 sur le film)
Le dessin de la boîte du Midi-Ciné est signé N.Tasso,
graphiste marseillais. Deux exemples de son travail sont présentés ici
: à gauche une boîte métallique dont le dessin est signé, est une
production G. de Andreis. S.A Marseille, à droite une affiche plus récente.
CINE MIME
Un appareil en carton et bois mérite d'être cité sur cette page consacrée aux projecteurs français : le Ciné Mime.
L'animation n'est pas obtenue par l'alternance d'images mais par le
mouvement d'images superposées : 4 images diapositives représentant
chacune une partie d'une image complète sont projetées simultanément
par transparence et l'illusion de mouvement est rendue par le
déplacement coordonné des quatre images.
Images aimablement communiquées par Francisco Boisset (Espagne)
Films :
la présentation des quatre images et du résultat obtenu permet de mieux comprendre le principe de superposition des images.
Image 1
Image 2
Image 3
Image 4
Résultat
Fabricant : EJIP ?
CINE ENFANTIN
Cet appareil n'est pas exactement un projecteur ou une visionneuse
d'images animées. Mais si je l'ai référencé ici c'est parce qu'il
permet de visionner des images animées obtenues par l'alternance de
deux images combinées. Le Ciné Enfantin est construit en carton et en bois.
Ciné Enfantin 193x Film papier à 2 images entrelacées carton, bois, tringlerie métal PR2-
cm
2
17
15
Un appareil similaire était fabriqué à la même époque en Espagne : le Cine Infantil. La proximité des deux dénominations pourrait faire penser à un créateur commun.
Modèles :
- la Chasse à l'Ours
- les Fables de La Fontaine : le Lièvre et la Tortue
Dudley Milbank Fegan,
habitant Brisbane, Queensland, Australie, a demandé à Paris un brevet
le 24 juin 1935 présentant un moyen pour réaliser le mouvement d'images
par projection sur écran d'un cliché fixe. Le brevet 791.677 ainsi
obtenu le 30 décembre 1935 décrit des images comprenant de petites
bandes de deux images assemblées alternativement sur une même image, le
projecteur étant doté d'une sorte de herse lui dissimulant tantôt les
bandes de la première image tantôt celles de la seconde. Sur
l'image ci-contre, extraite du brevet, on peut apercevoir que la figure
10, lorsqu'elle est projetée, donne le résultat 11 ou 12 selon la
position de la grille filtre.
Le même brevet a été demandé le 27 octobre 1936 aux Etats-Unis (N° 2,058,581) par le même déposant au nom de la société Animated Slides Limited de Canberra, il faisait référence au brevet original australien du 9 juillet 1934.