L'Espagne
est la patrie natale des bandes de films à images alternées
car c'est
dans ce pays que sont apparus les premiers appareils
cinématographiques
utilisant le principe des images alternées.
En tout premier lieu et en place d'honneur, il faut citer le
modèle
original espagnol construit à partir de 1931 par les auteurs
du brevet,
Tomàs et Josep Nicolau Griñó, fabricants de papiers : le Cine
NIC. Cet appareil présentera de nombreuses
versions dont une version sonore le NIC
Sonoro à partir de 1934, le NIC
Television en 1951 (qui sera sonorisé en
1953 avec le NIC Television
Sonoro) et le SuperNIC
motorisé en 1969.
Entre-temps, d'autres créateurs espagnols auront inventé
d'autres modèles à images alternées dont le Cine
Paya en 1934 (version sonorisée et muette,
suivie en 1940 par la version simplifiée Cine
Rai ), ou le Cine
Rod Bul en 1935. Certains autres modèles
apparaîtront tels que les petits projecteurs de bakélite Dux
Kino d'origine allemande ou Cine
Egda d'origine française. L'Espagne est
bien le pays le plus fécond de ces projecteurs ! Ainsi
Famosa a récemment proposé le Cinerama
et la société Cromosoma édité une dernière version du NIC
en 2003.
Le Cine Skob d'Escobar
en 1942 et son successeur le Cine
Stuk, le Cine
Mickey en bois également vers 1934, les Cine
Micro et Cine
Lux
sortis en 1950 et 1955 sont présentés ici : ils ne sont pas
des
projecteurs à images alternées, mais ils méritaient un
hommage.
Enfin pour terminer cette page sur les appareils à images
alternées, le Cine Infantil
présente une technique d'animation originale.
Fabricant
Appareils
Films
Remarque
Nombre
images
Support
Longueur
cm
Nic
2
Papier
voir détail plus bas
Paya
Cine Paya
Cine Rai
2
Cine Rod Bul
2
Papier opaque
Dux Kino MM
Cine Egda
2
Film
Industrias Plásticas
Trilla
Disney Star
4
Film
Brevet Nebel
Famosa
Cinerama
Disney Magic Artist
2
Cine Infantil
2
Papier fixe
Le 26 avril
1941, Santiago Serrano Colina
dépose à Madrid une demande de brevet pour un
projecteur à deux
systèmes optiques pouvant projeter des images
donnant l'impression de
mouvement. C'est le principe des projecteurs à
images alternées. Je ne
sais pas si ce brevet a pu donner le jour à une
production réelle.
Généralités NIC
le Ciné NIC
Le Cine NIC
est le premier modèle créé. Construit initialement en carton,
il est
équipé de deux ampoules de 40W, et un mécanisme entraîné par
une
manivelle permet d'afficher alternativement l'image supérieure
et
inférieure de la bande.
Les premières bandes étaient dessinées par
le constructeur lui même. Les thèmes étaient des personnages
créés
(Miau, Nikito, Tom el Cowboy, Manolín, Perro) ou des grands
classiques
("La cenicienta", "Barba azul", "La bella durmiente", "Hansel
i
Gretel", "La caperucita", "La cigarra y la hormiga"). En 1934
le
personnage de Popeye apparaît. A partir de 1942, l'obtention
d'une
licence "Walt Disney merchandising division" élargit la gamme
des films
à l'univers de Disney ("Blancanieves", "Pinocho",
"Cenicienta", "Mickey
Mouse", "Pluto i Donald", "Alicia en el pais de las
maravillas", "Peter
Pan", "La Dama y el vagabundo", "Mary Poppins", "Los
Dálmatas", "El
libro de la selva").
La licence sera vendue vers plusieurs pays : France
(Cine Sélic, 1931), Portugal (1932), Grande-Bretagne
(1933), Italie (Topolino NIC, 1936), Etats
Unis, Canada, Argentine,...
En Allemagne, la
société Dux exploitera le brevet (n° 594393 du
1er octobre 1931) paraît-il sans en acquérir la licence
!
; brevet déposé le 25 avril 1931 à Barcelone)
Modèle
Année
Boîtier
Couleur
Ampoule
Pellicule
NIC 1ère époque (base bois)
1931
carton
noir
2 x 40W
large - boîtier métal
NIC 1ère époque (base métal)
1932
carton
noir
2 x 40W
large - boîtier métal
NIC
sonorisé (suplemento sonoro)
1933
NIC 2ème époque
1934
métallique
vert
1 x 40W
petite - boîtier carton
Nic MHF
1934
Cine Polichinella
1939
NIC sonorisé 1ère
époque (cornet à angle droit)
1942
métallique
Nic sonorisé 2éme époque (cornet courbé)
1943
carton
Nic sonorisé 2ème époque (dos arrondi)
1943
métallique
Super Nic 1ère époque
1950 ?
métallique
1 x 40W
NIC télévision 1ère époque
1951
1 x 40W
NIC Television sonoro 1ère époque
1953
Reflex Nic
1958
Nic Television 2ème époque
1960
TV Super Nic
1960
Nic Television sonoro
2ème époque
1961
Super Nic 2ème époque
1961 ?
Nic MH
1963
Nic Universal
1966
Super NIC motorisé
1969
métallique
Par la suite le boîtier sera métallique. Au fil des années
et notamment
de l'après-guerre, les formes et couleurs varieront. La
production
cessera en 1974, et finalement la famille Nicolau
revendiquera dix millions d'appareils vendus !
L'histoire
du projecteur NIC et de la famille Nicolau
a fait l'objet d'un opuscule édité en Espagne, "El
cine NIC, una joguina històrica del Poble-Sec".
Les 32 pages écrites par Jordi Artigas
(voir son article sur Heeza)
explorent tour à tour les débuts de la famille
Nicolau, l'histoire des
projecteurs, les films et leurs dessinateurs, la
diffusion mondiale du
brevet et se termine sur quelques témoignages. Une
bible indispensable
pour les passionnés du NIC !
Opuscule très cordialement transmis par Enric
Soler. Merci
Le 1er septembre 1931
est publiée au Boletin Oficial de la Propiedad
Industrial la première
concession de la marque Nic, accordée à Tomas et José
Maria Nicolau.
Le
logotype, un enfant chevauchant un éléphant, adopté
dès 1932 avait été créé par le dessinateur
publicitaire Eduard Jener (un des
grands graphistes espagnols des années 1930) sur une
idée originale de Ramon Nicolau Griñó.
Deux
illustrations typiques de l'art d'Eduard Jener
La
première demande du logotype NIC déposée auprès de
l'office espagnol. a été publiée le 1er
février 1932. C'est dans cette demande
qu'apparaît le dessin qui restera attaché aux
projecteurs NIC.
Cette
nouvelle demande sera accordée le 16 avril 1932.
Cette
marque fut régulièrement renouvelée pour en
maintenir sa validité. Bulletin Officiel de la Propriété industrielle,
Espagne, N° 1118 du 1er avril 1933 page 838
Le
logotype fait partie de la marque déposée, mais il
n'est pas éternel et
doit être renouvelé. Ainsi le 16 février 2001 la
société Cromosoma (qui produira
une version moderne du Nic)
redéposera la marque "Nic" avec un logotype
s'appuyant très nettement sur l'ancienne version.
Cette demande faisait suite à celle 16 août 2000
déposant la marque "Cine Nic".
Une
autre déclaration de marque, avec un graphisme
différent, avait été
déposée en 1932 (Bulletin de la Propriété
Industrielle N°1107 du 16
octobre 1932, p.2667)
Amusant : la marque NIC sera également déposée en
1933, pour des
chocolats et bonbons, par Juan Nicolau y Grino. Une
excellente affaire
familiale !
Pour découvrir
beaucoup d'autres brevets déposés par les mêmes
auteurs, voir la belle liste publiée par Txuringa
, le site de Enric Soler.
NIC (1931)
Le premier modèle dit de la première époque"Nic 1ª época - base de madera"
de 1931. La base de l'appareil est en bois.
Cine NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet 122768 demandé le 25
avril 1931 à Barcelone et
attribué le 1er juin 1931 avec effet au 12 mai 1931
1931
Film papier à 2 lignes d'images
Carton, base en bois
PR2-NICS-001
Le
boîtier est en carton de couleur noire, le système
d'éclairage comporte deux ampoules de 40W.
le modèle "Nic 1ª época - base de
metal" est construit avec une base métallique.
Cine NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=>Nic)
Brevet 122768
demandé le 25 avril 1931 à
Barcelone et attribué le 1er juin 1931 avec effet au
12 mai 1931 - Brevet 126393
demandé le 12 avril 1932 et attribué le 16 mai 1932
avec effet au 27 avril 1932
1931
Film papier à 2 lignes d'images
Carton, base métallique
PR2-NICS-003
Si le boîtier est en carton comme le modèle précédent,
le système
d'éclairage lui ne comporte plus qu'une seule ampoule.
Pour assurer une
bonne répartition du flux lumineux, un réflecteur a
été disposé
derrière l'unique ampoule.
Cet ensemble dissipait moins de chaleur
que le dispositif du modèle précédent, ce qui limitait
le risque de
dégradation du film.
Le brevet
original a été demandé le 25 avril 1931 à Barcelone
et attribué le 1er juin 1931 sous le numéro 122768
avec effet au 11 mai 1931.
Le
brevet 126 393 demandé le 12 avril 1932 concerne la
version à base métallique.
Brevet
338942 déposé au Canada le 30 janvier 1934.
Autre version
du Nic à base en bois.
Le 16 septembre
1934, le "Boleto Oficial de la Propiedad
Industrial" N° 1153 publie sur sa page 2810
un "modelo de utilidad", sorte de brevet
simplifié. Les deux Nicolau y décrivent
les pellicules pour images alternées
disposées en colonnes ou en lignes. Ce modèle
ressemble particulièrement aux films des Dux
Kino , qui furent à la même époque
distribués en Espagne...
Concession
publiée le 1er août 1935 .
Le
22 avril 1941 les deux frères Nicolau déposent une
demande de brevet
pour améliorer le procédé de fabrication des
pellicules sur papier
opaque. Ce brevet sera accordé sous le numéro 152 924.
Le 16 octobre
1946, était publié le modèle 13 321 décrivant à
nouveau une pellicule comportant plusieurs rangées
d'images.
Dans
le N° 1449 du Bulletin Officiel espagnol de
la Propriété Industrielle daté du 16 août
1947 page 3665 il est mentionné l'annulation
du modèle décrit ci-dessus. Il s'agissait
probablement de la fin de validité.
NIC 2è époque (1934)
Le modèle NIC de la deuxième
époque.
Cine NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet original du 25 avril 1931. Des améliorations
ont été apportées par le brevet 126175
(demande du 23 mars 1932) et le 130640
(demandé le 9 mai 1933 attribué le 1er juillet 1933)
1934
Film papier à 2 lignes d'images
Métallique
PR2-NICS-011
cm
13,5
26
12,5
Le boîtier est en carton puis métallique et le système
d'éclairage ne
comprend qu'une seule ampoule de 40W. La principale
différence visible
pour cet appareil est la largeur du film qui est de moitié
celle des Nic
de la première génération : ainsi les deux "objectifs" sont
rapprochés
et situés dans le bas de l'appareil, tandis que sur les
projecteurs de
la génération précédente ils étaient écartés et occupaient
toute la
face avant de l'appareil. Etude sur les films Nic.
La nouvelle forme du boîtier de lampe sera généralisée sur
tous les appareils de cette période, comme le Nic
Sonoro , le Nic
Television , le Nic
Television Sonoro ou même le simple projecteur
de diapositives Nic MHF. Ce
boîtier métallique et résistant à la chaleur dégagée par
l'ampoule sera même repris dans la construction du Supernic
et concluera sa vie dans le Super
Nic Electromatic. On le retrouvera enfin dans
le Nic 2 français.
A
la même époque, NIC a également produit une lanterne
magique, le Nic MHF,
projecteur de diapositive distribué à partir de
1931(ou plus
probablement 1934). On constatera que le boîtier
d'ampoule et
l'esthétique globale de l'appareil sont similaires à
ceux des
projecteurs Nic.
Images aimablement communiquées par Francisco
Boisset (Espagne)
En 1963, ce premier modèle sera
suivi par un nouveau, le Nic
MH. une fois encore on
reconnaîtra en cet appareil plusieurs éléments issus
des projecteurs.
NIC SUPLEMENTO SONORO (1934)
Le premier modèle sonorisé est apparu en 1934, soit moins de
trois ans après la sortie du premier modèle du projecteur Nic.
Une version sonorisée sera ainsi proposée sur la base du Nic
1ère époque, puis sur le projecteur Nic
2ème époque.
Mais avant la sortie de ces appareils complets, comprenant donc
un
projecteur et un phonographe, l'histoire avait commencé le 3
août 1933
avec le Suplemento Sonoro.
Ce
jour-là les deux frères Nicolau
déposent une demande de brevet pour un complément
sonore s'ajoutant aux
projecteurs jouets. Le brevet sera accordé le 1er
octobre 1933 avec
effet au 28 août 1933.
Le
brevet 131 567 tel qu'il a été publié dans le bulletin
officiel
espagnol d'octobre 1933. La demande du brevet avait
été déposée le 3
août 1933.
Le même
principe d'un gramophone accessoire sera également
développé sur les projecteurs américains, le Talkie
Jecktor et le Durotone
Talkie System en 1935 suivi par le Nic
600 en 1936
Cet
accessoire, livré en boîte cartonnée non décorée ni
marquée, se montait au-dessus de tous les projecteurs
Nic de l'époque. Une grosse roue crantée
récupérait le mouvement de la manivelle d'avancement
du film.
Photographies aimablement
transmises par Miquel de CaLaCinta
Par la suite, Nic proposera des ensembles complets connus sous
le nom de "Cine Nic sonoro".
Cine NIC Sonoro (1ère
époque, primera época) NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet 131567 demandé le 3
août 1933 et obtenu le 1er octobre 1933 avec effet
au 28 août 1933.
1934
Film papier à 2 lignes d'images, disques 78t
Carton
PR2-NICS-002 base en bois
PR2-NICS-004 base métal
NIC SONORO 2 (1942)
Pendant la seconde guerre mondiale Nic
produit pour la première fois un modèle compact, dont le
gramophone
n'est plus ajouté sur le projecteur mais complètement intégré.
La forme
du bras lecteur indique bien qu'il s'agit d'un appareil de la
première
génération, mais l'appareil est de deuxième génération pour films
étroits.
Cine NIC Sonoro
(2ème époque) NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet 157905
1942
Film papier à 2 lignes d'images, disques 78t
Carton, base en bois
PR2-NICS-012
cm
22
28
16
Brevet
157 905 demandé le 20 juin 1942.
Le 19 mai 1942, ce
sont toujours les mêmes deux auteurs Tomas
et Jose Maria Nicolau Grino qui déposent à
Barcelone une demande de brevet pour un projecteur
nettement apparenté au Cine Nic.
La pricipale différence réside dans le dispositif
d'entraînement du film et des films avec perforations
centrales.
NIC SONORO 2 (1943)
Cine
Nic Sonoro de la deuxième époque.
Cine NIC Sonoro
(2ème époque) NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Film papier à 2 lignes d'images, disques 78t
Carton, base métallique
PR2-NICS-019
cm
22
28
16
NIC SONORO 2 PEQUENO (1943)
Appareils sur boîtier NIC 2ème époque (surnommé le NIC sonore
à petite bobine de film, "NIC
Sonoro pequeño")
Cine NIC Sonoro
(2ème époque, pequeño) NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet 131567
demandé le 3 août 1933 et obtenu le 1er octobre 1933
avec effet au 28 août 1933, amélioré par le brevet 157905
demandé le 20 juin 1942 et obtenu le 1er mars 1943
avec effet au 8 mars 1943
1943 >> 1960
Film papier à 2 lignes d'images, disques 78t
Carton, base en bois
PR2-NICS-020
cm
22
28
16
Le brevet original
espagnol du Cine Nic Sonoro
date de 1933, c'est celui de la première version de
l'appareil. Il sera
ensuite amélioré par le brevet 157905 demandé le 20 juin 1942
et
attribué le 1er mars 1943 avec application au 8 mars 1943.
Les disques tournaient à 78 tours par minute.
Notice
d'utilisation du Cine Nic Sonoro
Le 30 septembre 1939
à Barcelone, Tomas Nicolau Grino
et José Maria Nicolau Grino domiciliés au n°
48 de la rue Marquès del Duero, déposent une demande
de brevet concernant un nouveau jouet.
Accordé sous le numéro 148 678, ce brevet décrit un
projecteur qui
pouvait projeter l'image de personnages marionnettes
animés.
Cet appareil sera fabriqué sous le nom de "cine
polichinela" constitué d'une boîte en
carton comportant à l'arrière une fente permettant d'y
introduire des marionnettes.
La marque de ce jouet destiné aux enfants avait été
demandée en avril 1941 par Tomas et José
Maria Nicolau Grino et obtenue le 3 mai 1942
sous le numéro 118.937.
Ces marionnettes, habillées de tissus, pouvaient alors
être manipulées et animées lors de la projection.
Photographies de l'appareil et des marionnettes
aimablement transmises par Miquel de CaLaCinta
Peu de temps
après, le 6 avril 1940, les mêmes Tomas Nicolau
Grino et José Maria Nicolau Grino
déposent une demande de brevet qui sera accordée
sous le numéro 149 265.
Cette demande concerne une visionneuse destinée à
regarder les films à images alternées,
permettant, ainsi que le précise la demande de
brevet, de produire l'illusion optique du mouvement.
Je ne sais pas si cette invention a été produite
commercialement.
SUPERNIC (1950)
Après la seconde guerre mondiale, le premier modèle de SuperNIC
est apparu durant les années 1950.
Super NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
Brevet du 25 avril 1931
1950
Film papier à 2 lignes d'images
Métal
PR2-NICS-015
Une version "panoramique" fut ensuite créée. Elle utilisait
des pellicules de plus grand format,
de taille similaire à celles de la première époque (10 cm de
large). Il
est amusant de constater que ce retour aux sources est annoncé
comme un
progrès car offrant une vision plus large, panoramique !
Cet appareil se différencie extérieurement des productions
plus anciennes :
- par les deux larges ouvertures devant les objectifs,
occupant toute la face avant de l'appareil,
- par la fente au-dessus des objectifs, par laquelle le
mécanisme d'entraînement peut se mouvoir.
par la suite l'esthétique du SuperNic
sera légèrement modifiée, les couleurs seront plus variées.
Toute une collection sera ainsi poursuivie jusquà
la fermeture des usines Nic en 1974.
CINE NIC TELEVISION 1 (1951)
le Cine NIC Television est
apparu en 1951.
Cine NIC Television
1ère époque (NIC TV cartòn)NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet demandé le 17
avril 1951 et attribué le 1er août 1951 avec le
numéro 197509
(applicable au 23 avril 1951)
1951
Film papier à 2 lignes d'images
Carton
PR2-NICS-009
Les boutons en façade sont uniquement décoratifs.
Cette
version est en carton de couleur grise.
Le boîtier est du type "1ère époque".
PR2-NIC*-007 (1)
Autre
version carton de couleur verte. Les
films utilisés sont ceux de petite taille.
PR2-NIC*-007 (2)
Brevet 197 509 demandé
par Tomas Nicolau Grino le 17 avril 1951 à Barcelone.
CINE NIC TELEVISION 2 (1960)
Cine NIC Television
2ème époque (TV Super NIC)NIC (Tomàs & Josep Nicolau
Griñó; Nicolau=Nic)
Brevet demandé le 13 juillet 1960 et obtenu sous le
numéro 259912 le 10 octobre 1960
(application au 30 juillet 1960)
1960
Film papier à 2 lignes d'images
Carton. Ampoule 25 W.
PR2-NICS-013
cm
15
29
11
Images aimablement communiquées par
Francisco Boisset (Espagne)
Cette deuxième version connaîtra un modèle
français de couleur bleue.
CINE NIC TELEVISION SONORO 1 (1953)
L'année 1953 verra sortir un modèle sonore : le Cine
Television Sonoro. Cet appareil est un
projecteur classique Nic Television
sur lequel un système sonore a été ajouté.
Cine NIC Television
sonoro 1ère époqueNIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
Brevet 200 624 concédé le 9 décembre
1953
1953
Film papier à 2 lignes d'images
Carton
PR2-NICS-010
Le
brevet 200 624 est précisé comme étant une
amélioration du brevet 197 509 de 1951, celui du Nic
Television.
CINE NIC TELEVISION SONORO 2 (1961)
Cine NIC Television
sonoro 2ème époque
(NIC TV Sonoro Metàlico)NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
~ 1961
Film papier à 2 lignes d'images
Métal
PR2-NICS-014
Images aimablement communiquées par Francisco
Boisset (Espagne)
REFLEX NIC (1958)
Le Reflex NIC est
un accessoire pour les projecteurs NIC
apparu en 1950. C'est un ensemble de carton contenant un miroir
qui,
par réflexion, projetait l'image par rétroprojection sur un
écran de
papier calque.
Reflex NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
Brevet 60.873 du 26 mai 1958
~1958
Carton
PR2-NICS-18
Images aimablement communiquées par
Francisco Boisset (Espagne) Le Reflex NIC était livré avec un projecteur
NIC. L'idée de rétroprojection se retrouvera dans
d'autres pays, tels le TV Cine
anglais. Ce premier dispositif permettant de regarder les films
sur un
écran incorporé, sera amélioré deux ans plus tard par un
ensemble de
même principe, le TV Super Nic.
Une autre solution entre-temps sera également trouvée avec le Nic
Television.
Le 1er
septembre 1957, le Bulletin Officiel de la
Propriété Industrielle espagnol publie dans son
numéro 1690 la demande de brevet déposée par Alberto
Nicolau Araque. Il s'agit du modèle
d'utilité décrivant le Reflex Nic.
Déposé avec le numéro 60.873, ce brevet sera accordé
le 1er juillet 1958 avec effet au 26 mai 1958.
TV SUPER NIC (1960)
Successeur du Reflex Nic et
solution complémentaire aux Cine
Television, le TV Super
NIC est
un ensemble astucieux contenu dans une boîte en carton : la
boîte
elle-même fait office d'écran de projection, et un projecteur
Nic de
forme compacte est fixé sur le fond ouvrable.
TV Super NIC NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
Brevet 259.912 du 16 octobre 1960
~1960
Film papier à 2 lignes d'images
Métal, carton
PR2-NICS-17
Images
aimablement communiquées par Francisco Boisset (Espagne)
Le brevet 259 912 est la concession
d'un certificat d'ajout au brevet 197 309.
Le
brevet 259.912 demandé le 13 juillet 1960 par Tomas
Nicolau
explique en images le contenu de la boîte : la
première image (figure
3) montre l'ouverture du fond de la boîte, permettant
ainsi de mettre
en place le projecteur compact (figure 1)
Le
dépositaire de la demande de brevet était Tomas
Nicolau Grino, domicilié Calle Conde de Asalto,
n°175, à Barcelone (Espagne).
Ce
brevet se présente comme une amélioration du brevet
197.509 datant de 1951 (très certainement celui du Reflex
Nic, puisque cette demande d'amélioration
du brevet concerne l'amélioration du boîtier).
Le 22 août 1966,
c'est Alberto Nicolau Araque qui dépose à Barcelone
une demande de brevet pour un projecteur
pliable. Le brevet 331 078 sera délivré le
1er juillet 1967 avec effet au 14 mars 1967.
L'appareil sera fabriqué sous le nom "Nic
Universal".
Il était destiné à projeter des images par réflexion
de la lumière sur
des images (des chromos) introduites sur l'arrière de
l'appareil.
SUPER NIC ELECTROMATIC (1969)
Certainement le dernier modèle produit : c'est en 1969 que
l'appareil sera finalement équipé d'un moteur électrique ("Super
NIC electromátic") . Dernier soubresaut
avant l'arrêt des productions Nic en 1974, cet
appareil est le seul qui ait été équipé d'un moteur afin
d'améliorer le confort et la régularité des projections.
Super NIC electromátic
NIC (Tomàs & Josep Nicolau Griñó;
Nicolau=Nic)
1969
Film papier à 2 lignes d'images
Carton
PR2-NICS-016
Il est étonnant de constater que Nic
a eu besoin de presque 40 ans pour se décider à motoriser
son projecteur, près de 35 ans après les petits Dux
allemands ou le Mickey
Mouse Talkie Jector
américain. Mais il est vrai que pour ces anciens appareils
le système
d'avancement était un mécanisme à ressort et non un moteur
électrique.
NIC CROMOSOMA (2003)
Enfin, en dernière nouvelle, la société Cromosoma
a sorti pour Noël 2003 une version modernisée du NIC.
Avec la permission de Cromosoma
Le
brevet ES 1 053 698U a été demandé le 7 janvier 2003
et accordé le 1er mai 2003.
FILMS NIC
Films
pour les projecteurs NIC
Bande large
Axe métallique
Bande étroite
Axe en carton
Bande large
Axe en carton
Bonne
nouvelle : Salvi Jacomet a numérisé plusieurs de ces
films, un excellent travail de qualité qui est disponible sur YouTube.
Un DVD a également été édite. A voir la
page de Salvi.
NIC
Support métal
Serie
A
Serie B
Serie C
Serie
D
Serie E
- 13 : El sueño
de Manolín
- 14 : El gigante del Bosque
- 15 : Las Ranas envidiosas
- 37 : La Bruja
- 38 : El Cuervo
- 39 : El Yo-Yo
Concesion Walt Disney
Serie
Los tres Caballeros
NIC Pequeño
Serie
A
Serie B
Serie C
Serie
D
Serie E
- 1 : La
Cenicienta
- 2 : Tom el Cow Boy
- 3 : Barba Azul
- 4 : El Cuento de la Ratita
- 5 : Los Gatos van al teatro
- 6 : Buscadores de Oro
- 7 : Las ranas envidiosas
- 8 : La bella durmiente
- 9 : El Arca de Noé
- 10 : El soldadito
- 11 : MIAU tenor
- 12 : Los enanos del bosque
- 13 : El gran premio
- 14 : MIAU zapatero
- 15 : El país de los juguetes
- 16 : El caballo blanco
- 17 : El valiente
- 18 : El gato con botas
- 19 : La bruja
- 20 : Los misterios del mar
- 21 : El cuervo
- 22 : El castillo maldito
- 23 : El mentiroso
- 24 : El asalto del tren
- 25 : La Caperucita
- 26 : La cigarra y la hormiga
- 27 : Las ratas codiciosas
- 28 : La Urraca
- 29 : Las tres hilanderas
- 30 : La hija del molinero
- 31 : La isla del tesoro
- 32 : Los Reyes Magos
- 33 : El Circo
- 34 : El Gigante del Bosque
- 35 : El perro presumido
- 36 : Caza mayor
- 37 : Popeye marinero
- 38 : Popeye campeón
- 39 : Popeye pescador
- 40 : Popeye excursionista
- 41 : Popeye buscador de oro
- 42 : El Gimnasio de Popeye
- 43 : Popeye domador
- 44 : Popeye y los piratas
- 45 : El Tesoro de Popeye
- 46 : Popeye fotógrafo
- 47 : Popeye músico
- 48 : Popeye en el polo
- 49 : Rosalinda
- 50 : MIAU estudiante
- 51 : Los dos hermanos
- 52 : Pulgarcito
- 53 : El pequeño Robinson 1
- 54 : El pequeño Robinson 2
- 55 : Gran reclamo
- 56 : MIAU bombero
- 57 : Dick el bandido
- 58 : Títeres
- 59 : La venganza
- 60 : Los dos conejos
Serie
F
Serie G
Serie H
Serie
I
Serie J
- 61 : Gulliver 1.ª parte
- 62 : Gulliver 2.ª parte
- 63 : Robo ruidoso
- 64 : Perro sabio
- 65 : MIAU sacamuelas
- 66 : El gorrión
- 67 : Garbancito de la Mancha 1.ª p
- 68 : Garbancito de la Mancha 2.ª p
- 69 : Garbancito de la Mancha 3.ª p
- 70 : Garbancito de la Mancha 4.ª p
- 71 : Garbancito de la Mancha 5.ª p
- 72 : Garbancito de la Mancha 6.ª p
- 73 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 1.ª p.
- 74 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 2.ª p.
- 75 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 3.ª p.
- 76 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 4.ª p.
- 77 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 5.ª p.
- 78 : Blanca Nieves y los 7 enanitos 6.ª p.
- 79 : Los tres caballeros
- 80 : Los tres caballeros 2.ª
- 81 : Los tres caballeros 3.ª
- 82 : Pato Donald pintor
- 83 : Pato Donald jardinero
- 84 : Pato Donald cazador
- 85 : Pinocho 1.ª parte
- 86 : Pinocho 2.ª parte
- 87 : Pinocho 3.ª parte
- 88 : Pinocho 4.ª parte
- 89 : Los tres cerditos
- 90 : El lobo y la caperucita
- 91 : DUMBO 1.ª parte
- 92 : DUMBO 2.ª parte
- 93 : DUMBO 3.ª parte
- 94 : DUMBO 4.ª parte
- 95 : El gato bandido
- 96 : La gallinita sabia
- 97 : El Vagabundo
- 98 : Al Polo Norte
- 99 : MIAU torero
- 100 : El Invierno
- 101 : La Primavera
- 102 : Ladrones de ganado
- 103 : Nikito en China
- 104 : Negros Sonoros
- 105 : El Acordeón
- 106 : Perro Aventurero
- 107 : Ratón Agradecido
- 108 : El Mamut
- 109 : Pluto y la Foquita
- 110 : Pluto hace de las suyas
- 111 : Pluto sonámbulo
- 112 Pluto cazador
- 113 : Pluto cantor
- 114 : Pluto y el perrero
- 115 : BAMBI 1.ª parte
- 116 : BAMBI 2.ª parte
- 117 : BAMBI 3.ª parte
- 118 : BAMBI 4.ª parte
- 119 : BAMBI 5.ª parte
- 120 : El ratoncito Volador
Serie
K
Serie L
Serie M
Serie
Serie
- 121 : El muñeco de nieve
- 122 : MIAU detective
- 123 : El perezoso
- 124 : Un buen negocio
- 125 : León triste
- 126 : Nikito en la India
- 127 : La Lecherita
- 128 : Los grillos sabios
- 129 : El sueño de Manolín
- 130 : La Cotorrita
- 131 : MIAU pintor
- 132 : El Domador
- 133 : La Cenicienta 1.ª parte
- 134 : La Cenicienta 2.ª parte
- 135 : La Cenicienta 3.ª parte
- 136 : La Cenicienta 4.ª parte
- 137 : La Cenicienta 5.ª parte
- 138 : La Cenicienta 6.ª parte
- 139 : Alicia en el país de las Maravillas 1.ª p.
- 140 : Alicia en el país de las Maravillas 2.ª p.
- 141 : Alicia en el país de las Maravillas 3.ª p.
- 142 : Alicia en el país de las Maravillas 4.ª p.
- 143 : Alicia en el país de las Maravillas 5.ª p.
- 144 : Alicia en el país de las Maravillas 6.ª p.
- 145 : La Dama y el Vagabundo 1.ª p.
- 146 : La Dama y el Vagabundo 2.ª p.
- 147 : La Dama y el Vagabundo 3.ª p.
- 148 : La Dama y el Vagabundo 4.ª p.
- 149 : La Dama y el Vagabundo 5.ª p.
- 150 : La Dama y el Vagabundo 6.ª p.
- 151 : Peter Pan 1.ª parte
- 152 : Peter Pan 2.ª parte
- 153 : Peter Pan 3.ª parte
- 154 : Peter Pan 4.ª parte
- 155 : Peter Pan 5.ª parte
- 156 : Peter Pan 6.ª parte
SUPERNIC
Serie
Cuentos 1
Serie
Cuentos 2
Serie
Cuentos 3
Serie
Cuentos 4
Serie
Cuentos 5
- 507 : La Cenicienta
- 508 : El cuento de la ratita
- 509 : La cigarra y la hormiga
- 510 : El mentiroso
- 511 : La urraca
- 512 : El valiente
- 531 : La hija del Molinero
- 532 : El Castillo Maldito
- 533 : Las Cerezas
- 534 : La Bruja
- 535 : Las tres Hilanderas
- 536 : Barba Azul
- 537 : Rosalinda
- 538 : Las Ratas Codiciosas
- 539 : Los siete hermanos
- 540 : Caza mayor
- 541 : Camino del mercado
- 542 : La Bella durmiente
- 543 : Pulgarcito
- 544 : La Isla del Tesoro
- 545 : Los Enanos del Bosque
- 546 : Los Gatos van al Teatro
- 547 : Los Misterios del Mar
- 548 : El Caballo Blanco
- 549 : El Gato con Botas
- 550 : Los dos Conejos
- 551 : Miau Zapatero
- 552 : El Perezoso
- 553 : Los Reyes Magos
- 554 : Las Ranas Envidiosas
Serie
Cuentos 6
Serie
Cuentos 7
Serie
Cuentos 8
Serie
Cuentos 9
Serie
Cuentos 10
- 555 : La Mona
- 556 : Buscadores de oro
- 557 : El sueño de Manolín
- 558 Miau estudiante
- 559 : El pequeño Robinsón - 1.ª p.
- 560 : El pequeño Robinsón - 2.ª p.
- 561 : El Gorrión
- 562 : Dick "El bandido"
- 563 : El Domador
- 564 : Títeres
- 565 : El Vagabundo
- 566 : Miau Tenor
- 567 : El país de los juguetes
- 568 : El acordeón
- 569 : Tom el cow-boy
- 570 : El gran reclamo
- 571 : Perro aventurero
- 572 : Miau pintor
- 573 : Perro presumido
- 574 : El gran Premio
- 575 : Miau sacamuelas
- 576 : Los grillos sabios
- 577 : El ratón agradecido
- 578 : Al Polo Norte
- 579 : El asalto del tren
- 580 : Negros sonoros
- 581 : La venganza
- 582 : Miau bombero
- 583 : Ladrones de ganado
- 584 : Robo ruidoso
Serie
Cuentos 11
Serie
Cuentos 12
- 585 : Gulliver 1ª parte
- 586 : Gulliver 2ª parte
- 587 : Perro sabio
- 588 : El cuervo
- 589 : Miau detective
- 590 : El mamut
- 591 : El Circo
- 592 : Miau Enamorado
- 593 : El Soldadito
- 594 : El Algodon
- 595 : El Leon Triste
- 596 : El Invierno
Serie
Oeste
Serie
Futuro
Serie
Grandes Cacerías
Serie
Fiesta Brava
- 501 : La Patrulla
perdida (Policía Montada)
- 502 : El valle de la muerte
- 503 : El asalto al banco
- 504 : Búfalo Bill (Coronel Cody)
- 505 : El traidor
- 506 : El asalto de la diligencia
- 513 : El viejo canón de Fort Ridgely
- 514 : El primer servicio (Policía Montada)
- Pluto Hace de
las Suyas
- Pluto Cantor
- Pluto y la Fanquita
- Pluto el Perrero
- Pluto Cazador
- Pluto Sonambulo
- Blanca Nieves y los Siete Enanitos (4)
- Los tres Cerdito
- Los tres Caballeros
- La Gallinita Sabia
- Dumbo (2)
- Pinocho
- Bambi
- Pato Donald Cazador
- Pato Donald Pintor
- Pato Donald Jardinero
- El Gato Bandito
- El Lobo Feroz y la Caperucita
603 à 608
615 à 620
638
- Garbancito de
la Mancha
Cromosoma
Disques
19 - La Bruja
65 - Miau. Sacamuelas
89 - Los Tres Cerditos
92 - Dumbo
LES AUTEURS DES FILMS NIC
Ramon
Nicolau Griñó
Tomàs
Nicolau Araque, neveu du précédent
Ricard
Opisso
i Sala (Tarragona 1880 - Barcelona 1966), a
collaboré à de nombreuses
publications (Xut!, Cu-Cut!, L'Esquella de la
Torratxa, TBO, Papitu,
Virolet). Il était également un peintre et un
graphiste publicitaire
reconnu.
Il est l'auteur du graphisme du titre de TBO,
journal de bandes dessinées pour enfants.
Antoni
Rocca dessinateur caricaturiste a
collaboré à de nombreux journaux dont Estel.
Illustrateur.
Artur
Moreno
(1909 - Barcelona 25 juin 1977) était un
dessinateur, graphiste
humoriste , illustrateur. Il publia dans les
journaux Pulgarcito
(satirique), Pocholo, El Hogar et TBO. Il entrera
dans l'histoire comme
créateur et producteur du premier long-métrage
espagnol de dessins
animés : "Garbancito de la Mancha" (1945).
Alfons
Figueras (Vilanova
15 octobre 1922) a très tôt été intéressé par le
cinéma et les bandes
dessinées. Il est particulièrement connu pour avoir
dessiné les
personnages espagnols des agents secrets Aspirino y
Colodión (1966) et
Topolino (1968)
CINE PAYA (1940)
le PAYA
Cine PAYA (N°724) Payà
1934
1940
Film papier à 2 x 2 lignes d'images
Métal
PR2-PAYA-002
cm
17,5
12,5
7
Ce modèle est une version simplifiée du projecteur Cine
Rai.
Cette production fut réalisée pendant la guerre : la pénurie
des
matières premières avait alors conduit le constructeur à
concevoir un
boîtier plus petit que la version originale
Les films
pour Cine Paya
permettent une animation à deux images. Ils ont la
particularité de
contenir deux histoires : pour lire la deuxième
histoire il suffit de
retourner le film.
Ainsi quatre bandes d'images sont dessinées : deux
pour chacune des histoires.
Sur les
6,5 cm de largeur c'est ainsi deux histoires
qui sont racontées : généralement c'est la suite de
l'histoire qui est
racontée sur la deuxième partie du film. Pour la même
longueur de film
la projection est alors d'une durée double à celle
d'un film habituel
(comme l'animation à double image des Nic, Dux,...).
Les
films sont imprimés sur un papier résistant
et translucide, de la même façon que les
films du projecteur Nic.
La projection est assurée par une ampoule de bonne
puissance alimentée
par le secteur électrique, beaucoup plus forte que les
petites ampoules
alimentées par pile des petits projecteurs Dux
ou Eagle.
Films pour Paya:
- Juguetes y niños : Los escolares
- La Flauta encantada : En busca de la joven
- La lampara de las maravillas : Y mi esposa
- De la tierra a la Luna : 1ª y 2ª partes
- Fallas Valencianas : Un solo de Bombo
- El ladron de Bagdad
- Ali Baba y los 40 ladrones
Paya
Hermanos S.A.
(surnommée "LA SIN RIVAL-PAYÁ HERMANOS", la sans
rivale) est une
entreprise créée en 1905 par les enfants de Rafael
Paya Pico (Pascal,
Vicente et Emilio Payá Lloret) dans la ville de Ibi.
Spécialisée dans
la fabrication d'objets simples en fer blanc (pot à
lait, récipients),
elle élargira sa gamme vers les jouets à partir de
1912 par la création
d'un premier modèle signé Paya représentant une
voiture avec cheval,
puis des jouets mécaniques. Le projecteur jouet Cine
Paya est un témoin
de cette diversification.
Les objets de l'entreprise Paya étaient peints à la
main, puis lithographiés à partir de 1919.
C'est à patir de 1933 que l'enterprse se lance dans
la fabrication de
trains miniatures ... et de projecteurs pour
enfants.
Sous-traitant de grandes marques françaises et
allemandes, Paya
fabriquera ses premiers jouets en imitant des
modèles importés,
notamment d'Allemagne. Les réalisations étaient
présentées à
l'Exposition Régionale de Valence. Les pièces
produites dans les ateliers de Paya
(image ci-contre), majoritairement de fer blanc,
pouvaient être animées
au moyen de mécanismes à ressort, à friction... Il
n'y avait ni piles,
ni électricité, ni aucune nouvelle technologie. Les
jouets RAI,
uniquement de fer blanc, disparurent après
l'irruption de la matière
plastique.
L'ancienne fabrique a été transformée en musée du
jouet.
Ferblantier spécialisé dans la fabrication de
récipients pour
transporter la glace (production typique de Ibi, la
neige hivernale
était compactée en glace pour être exploitée le
reste de l'année), Rafàel Payà Picó
avait élargi sa gamme vers divers accessoires
ménagers. Il fabriquera
son premier jouet en 1902 et créera sous la pression
de ses trois fils
la "Payá Hermanos, S.A." (Paya frères) en 1905.
Fut créée au même moment un autre atelier qui devint
la "Rico S.A.",
puis en 1925 la “Juguetes y Estuches” par d'anciens
ouvriers de la Paya
SA. Ainsi Ibi sera considéré comme le grand centre
producteur espagnol
de jouets. En 1933 les droits de la Sociedad Paya
sont concédés à la R.
S. Paya Hermanos,Sociedad Anonima (concessions 20
765 et 36 187,
publiées le 16 mars 1934 avec effet au 19 novembre
1933).
Visionneuse
Paya permettant de regarder des image
stéréoscopiques (images 7 x 3 cm).
Le
Paya 730 est un projecteur utilisant une pellicule
de 17,5 mm, la
moitié d'un film 35 mm (le film ne comportant qu'une
seule rangée de
perforations d'entraînements, il semble bien qu'il
s'agisse d'un film
coupé en deux...).
Le Visor Paya
est une rare et curieuse visionneuse permettant de
regarder les films de 9,5 mm.
Images aimablement communiquées par Francisco
Boisset (Espagne)
CINE RAI (1934)
le Cine RAI
Cine RAI (Cine Sonoro
N°720, version muette N°722) Payà Hermanos, S.A. à Ibi (province
de Valence)
Brevet demandé le 20 février 1934, délivré le 16
avril 1934 (N° 133 629). Brevet
compLémentaire demandé le 7 mars 1934,
et obtenu sous le numéro 133
786 le 16 août 1934. Concession
d'exploitation 135 851 demandée le 9 octobre 1934 et
publiée le 1er janvier 1935.
1934
Film papier à 2 lignes d'images et 15 lignes de sons
Métal
PR2-PAYA-001
En 1934, les appareils jouets cinématographiques à image
alternées
étaient en pleine expansion et les premiers appareils sonores
apparaissaient. Le Cine Rai
se différencie des autres productions par son système sonore :
alors
que ses concurrents intègrent un système de type gramophone
comme les Nic Sonoro
espagnols, ou aux Etats-Unis le Talkie
Jector ou le Dorotone
Talkie System, les établissments Paya
ajoutent à leur Cine Paya un
petit orgue de barbarie (mécanisme à lames vibrantes comme
dans les harmonicas).
Cet appareil porte le nom de la production de qualité de la
société Paya : Rai.
Le premier
brevet concernant cet appareil avait été demandé le
20 février 1934 à Valence et attribué à la
société Paya Hermanos le 6 mars 1934 sous
le numéro 133.629.
Bulletin Officiel de la
Propriété Industrielle espagnol N°1143 du 16 avril
1934 p.1051
Ce
brevet fut suivi par le brevet 133.786 décrivant la
synchronisation
d'images et de sons. Déposé le 7 mars 1934, suspendu
le 21 mars 1934,
il sera finalement accordé le 29 juin 1934 à la Paya
Hermanos SA.
Bulletin Officiel de la
Propriété Industrielle espagnol N°1143 du 16 avril
1934 p.1056
Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle
espagnol N°1151 du 16 août 1934 p.2330
Il
sera suivi le 3 décembre 1934 par le brevet 135.851
accordé à la même
société et qui concerne une amélioration au brevet
133.629. Cette
demande déposée le 9 octobre 1934 avait été
suspendue le 19 novembre
1934 pour informations insuffisantes avant d'être
finalement accordée.
Bulletin Officiel de la
Propriété Industrielle espagnol N°1160 du 1er
janvier 1935 p.3891
Le
principe du Cine Rai a été breveté en Suisse
le 24 octobre 1934 (N° 182 426).
En Allemagne
le brevet 653.182 date du 1er novembre 1934.
le
même brevet a ensuite été déposé en France
le 13 novembre 1934 , il sera accordé le 18 février
1935 sous le numéro 781.198. La société Paya
Hermanos S.A.
présentait son appareil comme le premier combinant à
la fois la
projection d'images et la reproduction sonore ou
musicale
l'accompagnant : le cinématographe sonore.
Le brevet cite la demande de brevet déposée en Espagne
le 20 février 1934.
Aux Etats-Unis,
Raimundo Payá Rico
avait déposé sa demande de brevet. Il l'obtiendra
sous le numéro
2,075,470 le 30 mars 1937, applicable à compter du
23 janvier 1935.
Dans le brevet l'auteur fait référence au brevet
suisse du 24 octobre 1934.
Au Royaume-Uni,
Raimundo Paya Rico a obtenu le 3 janvier
1936 le brevet 440,702 applicable au 10 mai 1935.
Enfin,
il est à noter que le 10 mai 1943
un nouveau brevet (N°160.619) prolonge le brevet
d'un appareil ciné sonore et de sa pellicule.
Les
plans présentés dans cette demande de brevet sont
bien ceux du projecteur Cine Rai.
Comme je le suppose, cette demande devait, en
période difficile de
guerre mondiale, assurer une certaine garantie par
la prolongation du
brevet initial qui arrivait l'année suivante au
terme de ses 10 années
de protection.
Le Cine Rai a été produit vers 1934, fabriqué par Payà
Hermanos, S.A. à Ibi (province de Valence)
. La bande comportait des perforations utilisées par un petit
orgue de barbarie
, incorporé à l'appareil, de style harmonica, qui jouait ainsi
à partir
des 15 lignes perforées du film. La partie musicale était
fabriquée en
collaboration avec l'entreprise "Claudio Reig"
également de Ibi (entreprise créée en 1934 et
spécialisée dans les jouets musicaux et notamment les "poupées
pleureuses"
et qui prit son essor grâce à la
fabrication des sifflets et soufflets pour Paya).
(bande avec piste sonore)
La partie optique est éclairée par une ampoule de 40 W, de la
même puissance que celle des Cine Nic.
Exemple de film pour le Paya
Rai Sonoro : la bande est large (12,5 cm
!), car elle comprend à la fois les images et la
partie sonore.
Les deux premières lignes concernent les images,
elles permettent
l'animation simple à 2 images alternées. Le film
ne contient qu'une
seule histoire, contrairement au modèle précédent
de Paya : le
retournement du film aurait été impossible en
raison des perforations musicales.
Ensuite les quinze lignes suivantes contiennent
les perforations :
comme dans un orgue de barbarie, ces trous
permettent le passage de
l'air actionnant la boîte à musique. Inclus sur le
même support, le son
et l'image étaient donc parfaitement synchronisés.
Le
principe de ce film qui comprend à la fois les
images et les
perforations sonores faisait partie intégrale des
brevets déposés. Mais
il ne sera ensuite repris dans aucun autre
projecteur, ce qui fait du Paya Rai Sonoro
un appareil unique.
"juguetes
Rai posee para su nena la felicidad" : les
jouets Rai promettait le bonheur des enfants .
La marque RAI a
été publiée le 16 septembre 1935 sous le numéro 105
118 (Bulletin Officiel espagnol de la Propriété
Industrielle N°1177 du 16 septembre 1935, page
7215)
Description
du brevet français 781198
Cinématographe
sonore
servant de jouet. Bien qu'il existe sur le marché
des appareils
de projection de divers genres, destinés à servir de
jouets aux
enfants, aucun ne combine la projection des images
avec la reproduction
sonore ou musicale qui doit l'accompagner. Pour
obtenir ce résultat, il
a été imaginé un appareil qui est décrit ci-après en
se référant aux
dessins annexés, dans lesquels:
La figure 1 est une vue
schématique de l'appareil, laquelle montre quelques
parties
essentielles de son mécanisme et la boîte à soufflet
qui va être
décrite.
La figure 2 fait voir spécialement le dispositif par
lequel l'objectif
cinématographique est mis en mouvement de
va-et-vient vertical, et un
fragment du rouleau de papier qui contient des
figures et les orifices
producteurs du son.
La figure 3 montre le mécanisme de l'appareil en
projection latérale.
La figure 4 est une représentation détaillée d'un
fragment de rouleau
de papier contenant les figures auxquelles
l'appareil communique les
mouvements cinématographiques, et des orifices
producteurs des sons qui
accompagnent les mouvements de ces figures.
Comme
on peut le voir sur les figures 1 et 3, la manivelle
1 produit le
mouvement dont dépend tout le fonctionnement de
l'appareil. Son
mouvement circulaire produit les différents
mouvements secondaires, en
se transformant de manière à réaliser chaque de la
façon qui est
expliquée ci-après.
La
manivelle possède, à l'extrémité de son axe, un
vilebrequin 2 (fig. 3)
qui est relié à une bielle 3 transmettant le
mouvement dudit
vilebrequin au levier oscillant 4 près de son
extrémité libre 6,
l'autre extrémité de ce levier étant reliée à l'axe
5. A l'extrémité 6
du levier 4 se trouve le point d'articulation du
levier 7, et la
disposition de tous ces éléments est telle que le
mouvement de rotation
de la manivelle 1 est transformé en un mouvement de
va-et-vient
rectiligne et vertical.
Le
levier 7 porte, à son extrémité, la pièce 8
constituée par une plaque
qui se meut sur l'axe 9 et possède une élasticité de
mouvement qui lui
permet de se mouvoir de haut en bas grâce aux
ressorts a b et a' b'
fixés de manière que chacun d'eux soit fixé par une
extrémité sur la
pièce 7 et par l'autre sur la plaque 8, de la
manière qu'on voit sur la
figure 3. La pièce 8 mentionnée présente d'un côté,
celui opposé à
l'axe g, une rainure 12 dans laquelle entre
l'extrémité 13 du levier 14
(fig. 2) lequel fait osciller la pièce 18 sur
laquelle est monté
l'objectif 19, de manière à communiquer à cet
objectif un mouvement de
va-et-vient vertical.
Le
bout extrême 16 du levier 14 s'introduit dans la
boîte 17 qui, à cet
effet, porte la coulisse 18 et à laquelle le levier
14 transmet ses
mouvements d'impulsion sous l'action du mouvement de
la pièce 8 reliée
au levier 7. La coulisse 18 porte, à sa partie
supérieure, l'objectif
19, lequel se meut avec elle et a pour guides des
glissières 20, et à
son extrémité inférieure une butée 21 qui est faite
en une matière
molle pour amortir le bruit et les chocs et limite
en même temps la
course de la coulisse 18 tant vers le haut que vers
le bas.
L'effet
sonore est produit par le même mouvement du levier
7, lequel agit par
son extrémité 34 (fig. 3) sur le soufflet 23.
Celui-ci introduit l'air
recueilli dans sa chambre dans la boîte
additionnelle 24 (fig. 1) qui
fait office de condensateur. Cette boite 24 possède
une face 25 qui est
mobile, à la manière d'un soufflet,
perpendiculairement à la paroi
opposée de la boîte 24 et qui, conjointement avec le
ressort 26 assure
que l'air se trouve sous pression à l'intérieur de
la chambre 24 et
disposé à sortir par les fentes de la plaque
harmonique 27 (frg. 3)
adossée par sa face interne contre la boîte 24 et en
contact avec elle.
La
plaque harmonique 27 présente, dans sa surface, une
série de fentes 28
(fig. 2) qui coïncident. avec les languettes de la
plaque harmonique 27
et sont indépendantes les unes des autres. A travers
ces fentes, au
passage de la bande 2 q et à mesure que communiquent
avec elles les
évidements de ladite bande, l'air produit les sons
cor respondant aux
notes qui, n'étant pas obtu rés, le laissent passer.
Lorsque
le rouleau cinématographique 29 avec ses figures et
ses impressions
sonores a été placé sur le support 30 (fig. 2) et
que le rouleau ou
bande sur sa bobine a été assujetti à sa partie
supérieure par le
levier 31, de manière à se trouver prêtà
fonctionner, il passe derrière
la glissière 20 portant l'objectif 19, frôle les
fentes 28 de la plaque
harmonique 27 jusqu'à arriver sur l'axe 35, (fig.
3), sur lequel a lieu
son enroulement après son passge derrière
l'objectif, cet axe recevant
son mouvement de la rotation de la manivelle 1, en
même temps que
celle-ci tourne, au moyen de la vis sans fin 33
formée sur l'axe de
cette manivelle et engrenant avec la couronne ou
roue dentée dont est
pourvu à sa partie inférieure de cet axe 32,
produisant ainsi le
mouvement de rotation désiré pour le déroulement et
l'enroulement de la
bande.
Le
fonctionnement de l'appareil est le suivant : la
source lumineuse ayant
été placée sur le porte-lampes 22 (fig. 3) et la
bobine de la bande sur
le support 30 (fig. 2), et cette bande ayant été
passée par derrière la
glissière20 portant l'objectif 19, comme cela a été
dit plus haut, on
fait tourner la manivelle 1 de manière à mettre en
action le groupe de
leviers décrit pour donner ainsi naissance au
mouvement vertical de
va-et-vient de l'objectif 19, ce qui a pour effet,
de produire sur
l'écran le mouvement cinématographique des figures
de la bande à leur
passage par l'objectif. En même temps, le jeu des
leviers. mentionné
plus haut, qui a lieu toujours en vertu du mouvement
de la manivelle 1,
a pour effet que le levier agit sur le soufflet 3
(fig; 1) qui accumule
ainsi dans la chambre 24 l'air nécessaire à la
production des sons au
passage des évidements de la bande par la plaque
harmonique.
Lorsque
la bande 29 a passé sur l'axe 32 après le
fonctionnement de l'appareil,
on désaccouple de la vis sans fin 33, au moyen du
secteur circulaire 36
(fig. 1) la couronne dentée que porte à son
extrémité l'axe 32, et
celui-ci se trouve alors libre pour enrouler la
bande sur sa bobine
primitive fixée sur le support 30, dont
l'enroulement. s'effectue au
moyen de l'axe 35 (fig. 2) qui porte le levier 31.
Si l'on accouple à
nouveau l'axe 32 au moyen du secteur circulaire 36
pour le ramener en
position d'action, il se trouve prêt à opérer de
nouveau de la manière
décrite.
L'appareil
est enfermé dans une caisse de laiton ayant une
porte latérale qui permet. de surveiller
l'éclairage.
Bien
entendu l'appareil décrit peut être fabriqué avec
emploi de toute
espèce de matériaux appropriés et à des dimensions
variables, et l'on
pourra modifier entièrement ou en partie la forme,
la disposition et le
placement de ses éléments en tant que ces
modifications n'altèrent pas
les fondements essentiels décrits ni l'animation des
figures résultant
du mouvement de l'objectif et la production
simultanée de sons par
l'emploi d'une plaque harmonique, le tout étant
contenu dans le même
appareil et obéissant, à un seul mouvement.
Bien
que la bande productrice des effets de
cinématographe sonore ait été
décrite en ce qu'elle a de fondamental, ses
caractères seront détaillés
ci-après, étant donné qu'elle constitue une partie
si importante de
l'appareil cinématographique sonore décrit.
La fig. 4
est, une représentation de cette bande.
Il
s'agit d'une pellicule faite de toute matière
appropriée, qui est
synchronisée pour la projection d'images animées
avec audition musicale
obtenue au moyen d'une plaque harmonique ou par un
autre moyen
analogue.
La
caractéristique essentielle de la bande ou pellicule
en question
consiste dans la disposition des éléments concourant
à son action pour
produire, au moyen desdits élément:, la
synchronisation de la
projection animée de ses figures avec une audition
musicale.
Pour
obtenir ce résultat, les figures sont disposées dans
une des marges
longitudinales de la pellicule ou toutes les deux
selon la disposition
de l'objectif employé à la projection, et le reste
de la pellicule
présente une série de perforations rectangulaires ou
de toute autre
forme géométrique pour que soient produites, à leur
passage et lorsque
lesdites perforations coïncident avec les orifices
de sortie de l'air
dans la plaque harmonique, les notes musicales
gravées dans la
pellicule sous la forme des perforations
mentionnées.
Les
perforations de la bande ou pellicule (que l'on
pourrait appeler
musicales, puisqu'elles servent à produire
l'audition des sons de la
plaque harmonique, à cause de l'air qui passe à
travers ses fentes en
combinaison avec lesdites perforations) se font dans
la pellicule au
moyen d'éléments mécaniques ou manuels, vu que la
caractéristique
essentielle de ces bandes perforées consiste dans
leur but et leur
application formant partie intégrante des figures ou
dessins.
La
bande ou pellicule pourra être en papier, celluloïd,
toile, ou toute
autre matière susceptible d'application. Quant au
moyen actif pour
l'obtention de l'audition musicale, il pourra être
la plaque harmonique
déjà indiquée ou un autre moyen permettant d'obtenir
le même résultat.
CINE ROD BUL (1935)
le Cine Rod Bul
a été inventé en 1933 par Ricardo Rodoreda Gorospe
et Juan Bulta Roig. Cet appareil se différencie du Nic
par l'utilisation de deux films projetés en parallèle : c'est
toujours
le même procédé d'animation à deux séries d'images, mais au
lieu d'être
sur la même bande de papier ce sont deux bandes de film dont
les images
sont projetées alternativement.
Cine Rod Bul Ricardo Rodoreda Gorospe et Juan
Bulta Roig, Barcelone.
Premier brevet 131
879 déposé le 9 septembre 1933. Brevet
139 324 déposé en Espagne le 30
juillet 1935 et délivré le 16 novembre 135 (avec effet
au 5 octobre)
1935
Film en papier
PR2-RODB-001
Par ce procédé de projection sur deux bandes leur inventeur
présentait
l'avantage d'une animation différente, moins saccadée et plus
fluide.
Se rapprochant du principe du cinéma, l'image de chaque bande
n'est
projetée qu'une seule fois : contrairement à la projection
obtenue sur
un projecteur Nic, un personnage apparaissant d'un
côté de l'écran ne doit pas disparaître de l'autre côté, au
rythme de l'avancement du film.
Images aimablement transmises par Francisco
Boisset (n°1) et Miguel-Angel Urrutia (n°2
& 3)
Le nom de l'appareil vient des premières lettres du nom des
deux auteurs : Ricardo Rodoreda
[Gorospe] et Juan Bulta
Roig.
Le brevet
espagnol
de ce projecteur a été demandé à Barcelone le 9
septembre 1933. Il a
été publié le 16 novembre 1933 avec effet au 9 octobre
1933. Les deux
auteurs Ricardo Rodoreda et Juan Bulta
étaient résidents de Barcelone.
Un
second brevet a été demandé le 22 août 1934 en Grande-Bretagne.
Il sera attribué sous le numéro 448,018.
Il donne les adresses des deux déposants :
- Ricardo Rodoreda Gorospe, 550 Cortes
à Barcelone,
- Juan Bulta Roig, 24 Cruz de los
Cauteros à Barcelone.
Le mécanisme
du projecteur
comprend bien un double système d'avancement des
films. Le texte du
brevet définit cette mécanique comme "un appareil de
projection très
simple" : petit mécanisme, système de contrepoids,
boîte en bois ou
carton-fibre.
Une glissière asymétrique obstrue alternativement les
deux faisceaux lumineux. Dans le même moment où la
lumière est coupée,
le film correspondant avance d'une image.
Le 31
août 1934 Ricardo Rodoreda Gorospe et Juan
Bulta Roig font déposer à Paris une
demande de brevet
pour un "nouveau procédé et appareil permettant
d'obtenir des
projections par transparence produisant des images
animées". Ce brevet
777.859 sera obtenu le le 5 décembre 1934 (publié
seulement le 2 mars
1935). Mention est faite du dépôt initial espagnol
datant du 9
septembre 1933.
La
demande du brevet français avait été déposée le 31
août 1934 à 14h46, la demande suisse
a été déposée le même jour à Berne à 18h15.
Ce brevet comporte plus de dessins que ceux anglais ou
français.
Le brevet 180708 sera délivré le 15 novembre 1935.
Il
détaille notamment le mécanisme d'avancement des films
: on voit sur le
dessin ci-contre deux schémas. Celui de droite précise
les séries
d'images contenues sur chacun des deux films, la
projection devant
ensuite alterner une série et l'autre.
Le schéma de gauche explicite le système d'avancement
commandé par une came.
Et
finalement le 30 juillet 1935 Juan Bulta Roig dépose
une demande de brevet à Barcelone, qui sera
accordé le 16 novembre 1935 avec effet au 9 octobre
1935.
Je ne sais pas dans
combien de pays les auteurs auront déposé leur brevet,
mais ce projecteur fera également en Pologne
l'objet d'un brevet délivré à Varsovie le 15
avril 1936. La demande avait été faite le 31 août 1934
avec l'aide de J. Wyganowski et faisait
référence au brevet espagnol du
9 septembre 1933.
Films : Images aimablement transmises par Miguel-Angel
Urrutia
Description
du brevet français 777859
Nouveau
procédé et appareil permettant d'obtenir des
projections par
transparence produisant des images animées. La
présente invention a
pour objet de nouveaux procédés et appareil
différent complètement de
ceux qui sont employés dans la cinématographie et
qui nécessitent la
prise d'une très grande série de vues ou de tracés
de dessins pour les
projeter ensuite à une vitesse de dix-sept vues par
seconde, d'où la
nécessité de mécanismes compliqués pour la prise et
la projection des
vues.
Ils
diffèrent également du procédé em ployé pour
projeter des dessins
animés par projection alternative et répétée de deux
moments d'une même
scène qui se développent sur l'écran, toujours dans
le même sens
jusqu'à son passage total, les différentes scènes
qui constituent une
historiette, apparaissant successivement et se
projetant de la même
façon et, dans chacune des scènes, l'une et l'autre
des deux phases du
mouvement se voyant toujours et d'une façon répétée,
tant que dure leur
passage sur l'écran.
Le
nouveau procédé qui va être décrit est basé sur
l'utilisation de deux
pellicules transparentes qui portent imprimées
alternativement et sur
chacune d'elles, une série de vues de moments
instantanés d'une action,
vues qui sont projetées dans le même ordre, de telle
façon que chacune
d'elles demeure fixe pendant un instant et
disparaisse ensuite
rapidement pour faire place à la suivante; le fait
physiologique de la
persistance des images sur la rétine du spectateur,
joint au phénomène
psychologique de l'illusion, produit la sensation du
mouvement des
figures qui apparaissent sur l'écran.
Ce
procédé représente de grands avantages, surtout dans
la projection des
dessins dits animés ; effectivement, si on le
compare au
cinématographe, on verra qu'il nécessite un nombre
bien moindre de
dessins et un appareil de projection très simple; si
on le compare au
système de lanterne avec pellicule de deux moments
par scène, on verra
qu'il présente l'avantage de la continuité de
mouvements et d'actions
dont manque ce dernier, puisque, de même que nous
l'avons dit plus
haut, il se limite à projeter alternativement et
d'une façon répétée,
deux positions depuis leur apparition sur une
extrémité de l'écran
jusqu'à leur disparition à l'autre extrémité. .
A
titre d'exemple une forme de réalisation de la
présente invention va
être décrite ci- dessous en regard du dessin annexé
représentant
l'appareil qui en fait l'objet et dans lequel La
fig. 1 représente une
vue dudit appareil en perspective; La fig. 2
représente un détail du
jeu des contrepoids servant à faire descendre les
pellicules et dont il
est fait mention ci- dessous.
Pour
pratiquer ce nouveau procédé, les éléments
nécessaires et leur disposition sont les suivants :
En ce qui concerne les pellicules, deux bandes
indépendantes a
sont nécessaires; elles peuvent être constituées
d'une matière
transparente quelconque. telle que : papier, toile,
papier parcheminé,
celluloïd ou analogue et qui présente une résistance
suffisante. Sur
ces deux pellicules 1 et 2, dans le sens de leur
largeur et
alternativement sur l'une et sur l'autre, on dispose
la succession des
vues, soit au moyen d'un dessin direct, d'une
photographie, d'une
gravure, d'une photogravure ou de quelque autre
procédé graphique, tout
cela pouvant être même en une ou plusieurs couleurs.
Entre les scènes
de chaque bande, séparées par un millimètre environ,
il y a un trou
carré b, de la même hauteur et qui peut se
trouver in distinctivement dans le centre ou bien
des deux côtés.
Le
projecteur utilisé est un projecteur de boîte qui
porte à l'intérieur le réflecteur nécessaire c,
constitué par un ensemble de deux miroirs formant
dièdre, ou bien
encore peint intérieurement en blanc ou disposé de
quelque autre façon
convenable et portant aussi à l'intérieur une ou
deux ampoules
électriques. Il peut être construit en bois, en
carton-fibre ou avec
toute autre matière appropriée.
La
chambre de projection présente la forme d'un caisson
allongé et peut
être construite en bois, en carton-fibre ou de toute
autre matière.
Dans la
cloison postérieure d du caisson, à la
moitié de sa hauteur environ, existent deux petites
fenêtres e,
l'une à côté de l'autre, ayant à peu près la
dimension du carré de la
pellicule, portant chacune à côté d'elle des guides
f qui se prolongent
dans tout le sens de la hauteur et servent à guider
les pellicules;
dans la partie inférieure de chaque petite fenêtre,
il y a une rainure g dans laquelle peut
pénétrer une dent h.
Dans la
cloison antérieure i existent deux
orifices j
servant à laisser passer les faisceaux lumineux; à
l'intérieur de
ladite cloison et glissant contre les orifices, un
obturateur k, dont la forme permet de lui
imprimer un mouvement de haut en bas couvrant et
découvrant alternativement chacun d'eux.
Dans
l'intérieur du caisson, et glissant contre la paroi
postérieure, existent deux contrepoids 1,
pourvus de dents h qui peuvent pénétrer
dans les rainures g.
Deux
rouleaux m,
l'un disposé à la partie supérieure et l'autre à la
partie inférieure
de la chambre, enroulent et déroulent les
pellicules, transmettant le
mouvement de l'une à l'autre au moyen de poulies sur
les quelles
s'enroulent un cordon ou une petite courroie o.
Les
objectifs sont montés sur une cloison p
placée dans l'intérieur du caisson.
Le
mouvement est transmis au moyen d'une manivelle q
accouplée directement à un arbre r, à
deux coudes r`, à 180° qui, par
l'intermédiaire des rubans n actionnent les
contrepoids 1 et l'obturateur k.
Ce
fonctionnement de ce dispositif est le suivant:
Les deux pellicules étant enroulées sur le rouleau
supérieur m, on fait passer leurs deux
bouts par les guides f jusqu'à ce que le
commencement de chaque pellicule se trouve en face
de chaque petite fenêtre e ; on assujettit
leurs extrémités au rouleau inférieur m,
puis, ayant fixé le projecteur contre la paroi des
petites fenêtres, on actionne la manivelle q
; le mécanisme se met alors en mouvement de telle
façon que, pendant un
très court instant, l'orifice correspondant au
faisceau lumineux, qui
correspond à la fenêtre où se trouve la pellicule 1,
est découvert
pendant que la pellicule 2 avance d'une image;
ensuite la pellicule 2
est découverte et se projette pendant que la
pellicule 1 se déplace et
ainsi de suite.
Les
dispositions ci-dessus ne sont, bien entendu,
données qu'à titre
d'exemple seulement, les formes, matières et
dimensions des organes
constitutifs ainsi que les dispositions de détail
peuvent être
modifiées sans nuire au principe de l'invention.
Description
du brevet suisse 180708
Procédé
pour obtenir des projections par transparence
produisant des images
animées, et appareil de projection pour la mise en
oeuvre de ce
procédé. La présente invention comprend un procédé
pour obtenir des
projections par transparence produisant des images
animées, ainsi qu'un
appareil de projection pour sa mise en ceuvre, cet
appareil pouvant par
exemple constituer un nouveau jouet pour les
enfants, susceptible de
produire autant que possible les effets de la
projection
cinématographique, sans toutefois nécessiter la
prise d'une très grande
série de vues ou de tracés de dessins pour les
projeter ensuite à une
vitesse de dix-sept vues par seconde, ce qui
nécessite des mécanismes
compliqués pour la prise et la projection des vues
et les opérations
complémentaires.
Le
procédé que comprend l'invention est caractérisé en
ce qu'on distribue
les vues successives d'une série de moments d'une
action
alternativement sur deux pellicules et en ce qu'on
projette ces vues
dans l'ordre de leur prise, en donnant à ces deux
pellicules un
mouvement saccadé tel qu'elles se déplacent
alternativement, chacune
devant une fenêtre d'un appareil de projection. Par
suite de ce
mouvement saccadé des pellicules, chaque vue demeure
fixe pendant un
moment et disparaît ensuite rapidement pour faire
place à la suivante;
le fait physiologique de la persistance des images
sur la rétine du
spectateur, joint au phénomène psychologique de
l'illusion, produit la
sensation du mouvement des figures qui apparaissent
sur l'écran.
Une
forme d'exécution de l'appareil de projection pour
la mise en oeuvre du
procédé est représentée schématiquement et à titre
d'exemple aux
dessins annexés.
La
fig. 1 représente une vue dudit appareil en
perspective, la fig. 2
montre, à plus petite échelle, l'ensemble de
l'appareil; la fig. 3
représente un détail du mécanisme d'entraînement des
pellicules; la
fig. 4 montre comment sont distribuées les vues sur
les deux
pellicules; les fig. 5 et 6 montrent, à plus grande
échelle, deux vues
d'un autre détail.
Le
procédé nécessite deux pellicules a et a' (fig. 4)
qui peuvent être
faites en un matériel transparent quelconque, tel
que papier toile,
papier parchemin, celluloïde, ou un autre matériel
analogue, et qui
présente la résistance convenable. Sur ces deux
pellicules a et a' sont
disposées, alternativement sur l'une et sur l'autre,
les vues
successives d'une scène de telle façon qu'une vue,
continuation d'une
vue antérieure de la même scène, sera différente de
cette dernière, de
façon que la continuité de la scène s'obtiendra en
projetant
alternativement une vue de chaque pellicule; par
exemple, on projettera
la vue 1, ensuite les vues 2, 3, 4, 5, 6, 7, et
ainsi de suite. La
disposition des vues sur les pellicules sera faite
au moyen du dessin
direct, de la photographie, de la gravure, de la
photogravure ou de
n'importe quel procédé graphique, en une ou
plusieurs couleurs. Sur
chaque pellicule, on a prévu un trou b entre deux
vues consécutives,
ces trous étant d'un millimètre, environ de largeur
et étant placés
transversalement mais coupés par leur milieu par la
ligne longitudinale
médiane de chaque pellicule.
Pour
projeter les vues des pellicules, l'appareil
comporte un projecteur non représenté, de
construction usuelle.
L'appareil
comporte encore une chambre de projection c disposée
sur un supporte c.
Dans la cloison postérieure d de cette chambre, à la
moitié de sa
hauteur environ (fig. 1 et 3, la fig. 3 montrant la
face intérieure de
cette cloison d), existent deux petites fenêtres e,
l'une à côté de
l'autre, ayant à peu près la dimension du carré
d'une vue des
pellicules. La face extérieure de la cloison d porte
des guides f, f1',
qui portent, à leurs extrémités supérieures, des
ressorts lames f 2
servant à presser les pellicules contre la cloison d
au-dessus des
fenêtres e. Au-dessous de chaque fenêtre, la cloison
d est munie d'une
rainure verticale g.
Dans
la cloison antérieure i de la chambre c sont
pratiqués deux orifices j,
servant à laisser passer le cône lumineux d'un
projecteur à l'intérieur
de ladite chambre. Contre les orifices j glisse un
double obturateur k,
auquel est imprimé un mouvement de va-et-vient
vertical et qui est
conformé de manière à obturer alternativement chacun
des deux orifices
j, par suite dudit mouvement. Dans ce but,
l'obturateur k est relié à
l'une des extrémités d'une bande k', guidée par un
rouleau k2 et dont
l'autre extrémité est fixée au coude r' d'un arbre
vilebrequin r qui
peut tourner dans les parois latérales de la chambre
c. Urre manivelle
q sert à actionner à la main ledit arbre.
Dans
l'intérieur de la chambre c, et glissant contre la
paroi postérieure d,
sont prévus deux contrepoids h, pourvus de dents
obliques h2, qui
traversent les rainures g. Chaque contrepoids est
suspendu à une bande
1, respectivement l1, la bande 1 étant fixée au
coude r' de l'arbre r,
tandis que la bande l1 est fixée au coude r2 dudit
arbre, les deux
coudes étant décalés de 180°.
Deux
rouleaux de dévidage m, sur lesquels sont enroulées
les pellicules,
sont fous sur un arbre commun m' fixé d'une manière
non représentée à
la partie supérieure de la chambre c. Deux rouleaux
de renvidage m2
sont disposés au-dessous du support c' muni d'une
fenêtre c2 pour le
passage des pellicules. Les rouleaux yra" sont fous
sur un arbre m3
fixé au support c'. Des verres objectifs non
représentés sont montés en
s sur une cloison p, placée dans l'intérieur de la
chambre c.
Le
fonctionnement de l'appareil décrit est le suivant:
Les deux pellicules étant enroulées librement sur
les rouleaux de
dévidage m de façon qu'eu tirant l'une de ces
pellicules, on puisse la
dérouler complètement sans dérouler l'autre
pellicule, on fait passer
leurs deux bouts par les guides f, f' jusqu'à ce que
le commencement de
chaque pellicule se trouve en face de chaque petite
fenêtre e; puis on
assujettit les extrémités aux rouleaux de renvidage
m2. Ensuite, après
avoir disposé le projecteur en regard de la paroi d
de la chambre, on
actionne la manivelle q. Le mécanisme se met en
mouvement de telle
façon que l'un des orifices j est débouché un bref
laps de temps, pour
dévoiler par exemple la vue 1, tandis que la vue 2
de l'autre pellicule
avance et est projetée immédiatement après. Ensuite
vient la projection
de la vue 3, tandis que la vue 4 avance pour être
projetée ensuite, et
ainsi successivement. Le mouvement saccadé des
pellicules est effectué
par les contrepoids h, h' qui sont soulevés et
abaissés alternativement
par l'action des bandes l, l' et dont les crochets
h2 entraînent, lors
de chaque abaissement, la pellicule correspondante.
La partie
inférieure de chaque pellicule s'enroule
automatiquement, à chaque pas,
sur le rouleau de renvidage m2 correspondant.
Le
procédé décrit est applicable surtout pour la
projection des dessins
dits "animés"; effectivement, si on le compare au
procédé
cinématographique usuel, on verra qu'il nécessite un
nombre bien
moindre de dessins et un appareil de projection très
simple; si on le
compare au système de lanterne avec pellicule de
deux moments par
scène, on verra qu'il présente l'avantage de la
continuité de
mouvements et d'actions dont manque ce dernier, car
il se limite à
projeter alternativement et d'une façon répétée,
deux positions depuis
leur apparition sur une extrémité de l'écran jusqu'à
leur disparition à
l'autre extrémité.
L'appareil
représenté aux dessins peut constituer un jouet
cinérnatographique,
remarquable par la simplicité de ses mécanismes, et
par la suppression
de tout l'outillage des appareils utilisés pour la
projection des
pellicules habituelles et à long métrage, cet
appareil servant
particulièrement à projeter des pellicules
déterminées, à court
métrage, et des dessins animés.
DUX KINO MM (1935)
Le Dux Kino
allemand a été diffusé en Espagne :
le Dux Kino MM y a été
importé dès 1935, les films allemands étant traduits en langue
espagnole.
Dux Kino MM
brevet 140215 déposé le 29 octobre
1935 et obtenu le 16 janvier 1936 avec effet au 9
décembre 1935
~1935
Film 35mm à 2 bandes d'images
Bakélite rouge
PR2-DUXE-001
cm
9
12,5
7
Films :
- 1 : El Circo
- 2 : La Varita magica
- 17 : En el Ring
- 19 : La Mina de Oro
- 20 : Corrida de Toros
Le
brevet 140215 de cet appareil a été déposé par Mario
Sassoli le 29 octobre 1935 et obtenu le
16 janvier 1936 avec effet au 9 décembre 1935.
Bulletin officiel de la propriété
industrielle, N° 1185 du 16 janvier 1936,
page 226.
(extrait du Bulletin Officiel de la Propriété
Industrile espagnol n°1559 du 16 mars 1952, p.1557)
Le 22 février 1952 est accordé à César Scarpa
Marmolada le brevet
201.991. La demande avait été déposée le 16 févier de
la même année. Ce
brevet concernait des améliorations apportées aux
projecteurs : cette
dénomination était courante dans le monde des brevets
ù elle indiquait
fréquemment un changement de modèle.
Ce brevet aurait passé inaperçu dans mes recherches,
cependant quelques
jours après le même auteur déposait une demande de
modèle d'utilité :
(extrait du Bulletin Officiel de la Propriété
Industrile espagnol
n°1560 du 1er avril 1952, p.2046. Dans ce même
bulletin l'auteur signe
également deux autres modèles, pour une cafetière et
un filtre pour
infuser les plantes)
Ce modèle d'utilité donne la description du modèle
pratique d'un petit
projecteur. Il avait été déposé par César Scarpa
marmolada le 7 mars
1952. Les dessins joints à la demande sont clairs : il
s'agit bien d'un
projecteur similaire aux Dux !
Enfin le même inventeur obtiendra le 16 mai 1952 le
brevet d'une marque
251.002 (j'ignore le nom de marque qui avait été
obtenu, et si elle
avait rapport avec les projecteurs).
CINE EGDA (1936)
L'importation de projecteurs d'autres pays s'est également
faite pour le projecteur français Cine
Egda. En fait il s'agit d'un appareil du
type Egda MM (lui-même
inspiré du modèle allemand Dux Kino
MM), donc très certainement fabriqué sur la base d'un
brevet de Mario Sassoli.
Sur
le carter du moteur est indiquée la mention "patentado" qui
indiquerait
que le modèle était breveté, mais je n'en ai pas trouvé
référence dans
les brevets espagnols.
Cine Egda
1936 ?
Film 35mm à 2 bandes d'images
Bakélite noire
PR2-EGDE-001
cm
9
12,5
7
L'ensemble des images de l'appareil et des
films a été aimablement communiqué par Francisco Boisset
Notice - Mode d'emploi
Notice de
l'appareil Cine Egda. La langue espagnole témoigne que
cet appareil était bien diffusé dans ce pays.
Films :
les films sont présentés à plat, et non enroulés comme pour le
Dux Kino ou les premiers films duCine
Egda MM
français. Ils sont protégés par un étui de carton. Cette
présentation
et la liste des films proposés indiquent qu'ils datent des
années 1960.
Films
en noir & blanc
:
El gran desfile
Jim, el cowboy
La isla del tresoro
En el polo
Los cosacos
El alegre vagabundo
Galopin, el caballo colosal
Los alegres conejitos
La mina de oro
La corrida de toros
Films
en couleurs
:
La ratita hacendosa
La caperucita roja
El gato con botas
D. Quijote y los molinos
La cigarra y la hormiga
La zorra y el cuervo
El sodadito de plomo
El flautista de Hammelin
Ali-baba y los cuarenta ladrones
La bella durmiente
El patito feo
Hansel y Gretel
El pequeno cazador
Piel de asno
El negrito zambo
La isla del tresoro
El baron Munchausen
DISNEY STAR (1947)
le Disney Star
Disney Star Industrias Plásticas Trilla,
Ripollet (?), Barcelona
Licence Disney. Brevet 177 061
déposé par Miguel Nebel le 19 février 1947 et obtenu
le 16 avril 1947
1947-1949
Film à 4 lignes d'images
PR2-STAR-001
Le Disney Star semble être une version espagnole du
Minicine anglais,
donc certainement basé sur le brevet obtenu en Espagne
par Miguel Nebel en
1947 ou plus probablement sur l'amélioration déposée en 1949.
L'annonce
du brevet 177 061 telle qu'elle a été publiée dans
le "Bulletin officiel de la propriété
industrielle" espagnol n° 1441 du 16 avril
1947.
Une
amélioration sera présentée deux ans plus tard et
accordée le 8 juin 1949 sous le numéro 188 088. "Bulletin
officiel de la propriété industrielle"
espagnol n° 1496 du 1er août 1949.
Brevet 188 088 du 8 juin 1949
.
.
.
.
.
.
Le 1er
avril 1950, le Bulletin officiel de la
Propriété industrielle
espagnol publie la demande pour un modèle d'utilité
décrivant un
mécanisme d'entraînement pour projecteur. Ce système
avait déjà été
décrit dans le brevet
que Miguel Nebel avait déposé en Grande-Bretagne
en 1946.
CINERAMA (2002) & DISNEY MAGIC ARTIST
(2002)
Le Cinerama,
un projecteur utilisant le même principe d'image alternée,
était
toujours en vente fin 2002 pour 24£ dans certains magasins de
jouets
anglais
.
Cinerama
Toy Story
Famosa
~2002
Film à 2 bandes d'images
Matière plastique
PR2-FAMO-001
On peut également le trouver sur le site de vente directe KidsMall
au prix de 119,90 $ singapouriens (environ 60€)
En 2003, une nouvelle version a été publiée dans la
collection Disney Magic Artist. Ce modèle
s'inspire du dessin animé Monsters. Egalement vu
sous les versions Super Proyector Mickey ou Proyector
Libro de la Selva ou Proyector Princesas.
Cet appareil jouet se présente sous la forme d'un ensemble
complet et
homogène, intégrant dans une valise l'ensemble du matériel
nécessaire à
projeter des films à images alternées :
- un projecteur à deux ampoules, avec un mécanisme actionné
par une manivelle,
- un boîtier pour 4 grosses piles rondes
de 1,5 volts,
- un chassis et 4 films permettant de construire 4 bandes
animées,
- un écran de projection,
- une table à dessin, des crayons, des modèles pour réaliser
des dessins.
Le tout est contenu dans une valise plastique pouvant être
décorée avec les images adhésives jointes.
Le principe du chassis permet de changer les films projetés.
Peut-être
était-il dans l'idée de Famosa de distribuer des films
supplémentaires
? De même il est possible de dessiner ses propres films
animés, mais
rien n'est prévu dans la boîte pour cela.
L'unique
notice
jointe à l'appareil présente sous forme graphique
les instructions
d'utilisation. Cette solution permet la
compréhension dans toutes les
langues !
Un zoom permet sur l'appareil de
régler la taille de l'image projetée.
Films livrés avec
l'appareil
CINE INFANTIL (1935)
le Cine Infantil est un
petit appareil apparu en 1935.
Cine Infantil
1935
Métal
Ce jouet en carton est basé sur un système astucieux : deux
images
représentant les deux phases d'un mouvement sont découpées en
bandes
étroites verticales, puis assemblées une bande de la première
image,
puis une bande de la deuxième, ensuite à nouveau une bande de
la
première image puis une de la seconde, et ainsi de suite.
Cette image
composée est ensuite disposée derrière une grille du même pas
que les
bandes d'images. Ainsi, lorsque l'image est convenablement
placée
derrière la grille, cette grille ne laisse apparaître que les
bandes
verticales de la première image, et notre cerveau reconstitue
la scène
entière. En déplaçant légèrement l'image d'un pas, la grille
laisse
alors apparaître les bandes de la deuxième image, reconstruite
de la
même façon par notre vue et notre cerveau. Alors, en
poursuivant le
mouvement de défilement de l'image derrière la grille, c'est
alternativement la première et la seconde image qui sont
affichées. Si
ces deux images sont bien les deux scènes d'un mouvement,
l'illusion de
ce mouvement est alors restitué.
Un appareil du même type est apparu simultanément en France
sous le nom similaire deCiné
Enfantin.
Pour des
informations sur les autres projecteurs espagnols,
rendez-vous sur ma page sur les Projecteurs
jouets espagnols. Vous pourrez y découvrir le Cine
Isuar, le Cinelin ou les productions
CinExin.
le Cine Infantil Mickey Mouse
Cine Mickey Escobar
brevet 133 145
du 9 janvier 1934 demandé par Angel Ruiz, Maria
Agusti née Vidal
Salleras et Salvador Tusell et obtenu le 16 mars
pour application au 31
janvier 1034
~1934
Film papier à 2 lignes d'images et lignes de sons
Bois
Cet appareil a été créé vers 1934 pour Escobar
(José Escobar Saliente). Construit en bois et fer blanc, il
possédait
un soufflet interne lui permettant de jouer des sons en
soufflant l'air
au travers des perforations du film.
Parmi les personnages des films figurait "Juanito milhombres",
né de l'idée de Salvador Mestres et
dessiné par Escobar.
En France,
un brevet annonçant le Ciné Mickey est
demandé le 2 janvier 1934 à Paris ; la même demande
sera déposée le 9 janvier 1934 à Barcelone
(brevet 133195). Les trois auteurs espagnols, Angel
Ruiz, Maria Agusti née Vidal Salleras
et Salvador Tusell ont obtenu le brevet
787.299 le 1er juillet 1935. Il fait référence au
brevet initial espagnol du 9 janvier 1934.
Ce brevet concerne un projecteur jouet, mais sans la
partie sonore qui fait la spécificité du Ciné
Mickey.
Une
des images du brevet permet de bien comprendre le
mécanisme du projecteur, appelé "appareil
cinématographique jouet".
Le mécanisme d'entraînement comprend à la fois un
dispositif
excentrique avec un cliquet permettant l'avance du
film, un disque
obturateur et, le plus visible extérieurement et ce
qui le rapproche du
Ciné Mickey, une bobine réceptrice placée
devant l'appareil et entraînée par une courroie.
Le
brevet précise bien la forme rectangulaire de la
boîte, constituée de
deux parties, celle arrière pour le mécanisme et
celle avant pour la
glissière du film et l'objectif. Il préconise de
plus les films sur
papier, en préférence au celluloïd. Enfin il propose
de juxtaposer sur
le film deux séries d'images, à lire alternativement
dans chaque sens,
ce qui permet après visionnage de ranger le film
sans avoir à le
rembobiner.
En Espagne,
les auteurs déposent leur demande de brevet
à Barcelone le 9 janvier 1934.
Le brevet sera accordé le 16 mars 1934 avec effet au
31 janvier 1934.
Le 16
avril 1934 les mêmes trois auteurs ont fait publier
le modèle de pellicule comprenant
deux séries d'images indépendantes : c'est bien la
pellicule utilisée dans le Cine Mickey. Le
1er décembre 1934 ce modèle sera concédé avec effet
au 14 novembre 1934.
La notice précise que l'adresse des 3 auteurs est au
35 Pablo Iglesias à Barcelone.
Le 16
décembre 1934 est publiée la concession d'une licence
d'exploitation N° 121 060 attribuée à Angel
Ruiz et Salvador Tusell pour
l'exploitation du projecteur.
Salvador
Mestres
(1910 - Barcelone, 2 mars 1975) est un dessinateur
bien connu. Il a
participé à de nombreuses revues enfantines
espagnoles telles que La
Alegria Infantile, Esquitx, Pulgarcito, TBO,
Aventuras, Camaradas (dont
Guerra en la estratosfera), Pocholo, El Capitan
Cobra, Florita, Gong el
Emperator Pirata, ...
Angel
Ruiz et Salvador Tusell avait déjà travaillé
ensemble sur la
fabrication d'un projecteur de vues, ils en avaient
déposé le brevet à
Barcelone le 13 décembre 1930.
Le
16 avril 1934, le Bulletin Officiel espagnol de la
Propriété
Industrielle publie dans son N°1143 le dépôt de
modèle 2462 : les
auteurs Angel Ruiz, Maria Vidal Salleras et Salvador
Tussel y décrivent
des pellicules de film avec deux séries d'image et
des perforations
centrales assez particulières.
La concession de ce brevet sera publiée le 1er
décembre 1934 (Bulletin N°1158)
Le
13 septembre 1956, Gabriel Rovira Ibanez, un
inventeur espagnol
habitant Barcelone, dépose deux demandes de brevets
d'utilité qui
seront accordés le 1er novembre 1956 :
- le brevet 56.190
concernant une pellicule à deux rangées d'images
indépendantes, donc de
modèle semblable à la pellicule Cine Mickey.
- le brevet 56.191 pour un projecteur jouet dont la
forme ressemble
beaucoup au Cine Mickey (même face avant, mais le
dos arrondi).
Les brevets protégeant le Cine Mickey étant périmés,
Ces nouvelles
demandes étaient recevables. Je ne sais pas si des
appareils ont été
fabriqués sur la base de ces deux nouveaux brevets
accordés le 10 mai
1957..
le Cine SKOB
Cine Skob Escobar
Brevet espagnol 163 801 demandé le
18 novembre 1943 et délivré le 1er mai 1945 avec
effet au 22 septembre 1944
1942
Film papier opaque 35 mm
Plastique et bois
créé en 1942, inventé par un dessinateur espagnol, José
Escobar Saliente
(le nom de l'appareil est issu du début du nom de l'auteur).
La
projection est obtenue par réflexion de la lumière sur la
pellicule
dessinées en trois couleurs. Les films les plus connus étaient
"Carpanta" et "Zipi y Zape". Par la suite
une version améliorée vit le jour,...
Première
version du Cine Skob sortie en 1942. Cet
appareil est de couleur grise.
Autre
version (peut-être une deuxième version ?), de
couleur verte.
Le brevet 163
801 a été demandé par José Escobar,
habitant Plaza de San Junto à Barcelone.
Sa profession indiquée est artiste dessinateur de
l'art cinématographique.
Sur ces appareils on notera une particularité amusante :
l'obturateur
de projection est externe, le disque est placé devant
l'objectif...
Notice du film Skob "La
Cigarra y la Hormiga".
Aimablement transmis par Rafael
Calle
Comme semble le démontrer ce carnet
de tickets, des projections publiques de films Skob
ont du exister.
Le Cine-Stuk est une
évolution du Cinéma Skob
construite en 1952 et appartient au même fabricant. Il est
fait en
matière plastique (de qualité moyenne) et projette des films
transparents en papier de calque de 3,5 cm de largeur avec
perforation
centrale toutes les 3 images (le système est identique à celui
du film
de 9,5 millimètres de Pathé !). Il y a une histoire
dans chaque sens du film. Contrairement au Skob, la
projection du Stuk est plus classique et se réalise
par passage de la lumière au travers de la pellicule
transparente.
Images aimablement
communiquées par Francisco Boisset (Espagne)
Deux versions de cet appareil ont existé : le modèle vert le
plus courant et un modèle rouge.
José
Escobar
Saliente (Barcelone 22 octobre 1908, 31 mars 1994) est
un des plus
célèbres et des plus créatifs dessinateurs espagnols.
Prolifique (il a
commencé à dessiner dès l'âge de quinze ans mais se
consacrera
essentiellement au dessin qu'à partir de 1939, après
un épisode
douloureux dans les prisons espagnoles), il a
participé à de nombreuses
revues dessinées espagnoles pour enfants : Pocholo, El
Campeon,
TBO,.... Ses personnages les plus célèbres sont
Carpenta et le duo Zipi
& Zape.
Zipi
y Zape ont été imaginés par Escobar sur la
base des "Max und
Moritz"
allemands (créés en 1897 par Wilhelm Busch ils ont été
notamment
utilisés comme personnages des films pour projecteurs
allemands Dux).
Zipi, le blond, et Zape, le brun, sont deux charmants
enfants,
attentifs, amusants et optimistes, qui resistent au
mensonge des
autres. Nés en 1948, leur graphisme a évolué. Leur
humour universel
leur a permis de vivre longtemps et de s'exporter au
delà de leur pays
natal.
José
Escobar utilisera son acronyme Skob pour un autre jeu
: un billard,
produit au cours des années 1940. On connait égaleent
un mini bowling
de la même marque.
Les histoires racontées dans le films
destinés au Cine Skob étaient également édités en
livres.
le Cine Micro est un petit
projecteur apparu vers 1950. Il fut inventé par Salvador
Mestres.
Cine Micro Salvador Mestres
Brevet 191.911 du 23 juin 1950
~1950
Film en boucle noir & blanc de 16 mm
Métal
Les films étaient dessinés par Salvador Mestres
lui-même et par son homologue dessinateur catalan Alfons
Figueras.
Le 16 octobre 1950 est publié
l'accord du brevet demandé par Carlos Poch Xarrie.
Ce brevet
décrit l'appareil de projection complet et notamment
le mécanisme d'avancement du film.
Peu de temps avant, le 1er août
1950, c'est le nom de marque "LUX" qui était accordé
avec effet au 30 juin 1950.
Cet appareil Cine Micro fut suivi par le Cine Lux
en 1955.
Cinema Lux Salvador Mestres
Novedades Poch, Barcelone
~1955
Film 35mm à 2 x 2 lignes d'images
Métal